Nationale

#TITRE

271

Le mouvement El Islah cherche une voie

22 juillet 2016 | 20:35
H. R.

Le mouvement El Islah a décidé de divorcer politiquement du pôle des Forces du changement qu’Ali Benflis préside depuis sa création.

L’annonce aurait été faite suite à une réunion du bureau national du mouvement, tenue le 16 juillet dernier, alors que son secrétaire général Filali Ghouini fait face à une fronde ouverte de la part d’une majorité de son conseil consultatif depuis plusieurs semaines.

Cette décision semble être liée avec ce qui se passe à l’intérieur du parti, d’autant que son ex-leader et ex-candidat à la présidentielle Djahid Younsi, vient d’être sollicité pour prendre les rênes du mouvement après le retrait de confiance validé par le majliss echoura il y a une quinzaine de jours.

Toutefois, il semble que les cadres d’El Islah se refusent à parler ouvertement de la crise qui semble aller vers une division et une autre scission, voire vers le déclenchement d’une autre affaire judiciaire.

Ghouini n’a pas encore expliqué sa décision de se retirer du pôle, se contentant d’évoquer son « analyse de la situation actuelle » et un « bilan mitigé » de son adhésion à ce pôle mené par Benflis.

Mais, en aparté, certains cadres estiment que le pôle est une « initiative » qui vient de montrer ses limites et que le mouvement El Islah aurait dû « suivre » le MSP et Ennahdha, quand ces deux homologues islamistes ont adhéré rapidement dans la démarche de la Coordination nationale des libertés (CNLTD).

Pourtant, El Islah avait facilement accepté de prendre part à l’Alliance de l’Algérie verte, un bloc parlementaire au niveau de l’APN qui semble avoir réussi à s’imposer sur la scène médiatique et politique.

Le retrait d’El Islah du pôle ne pèse pas politiquement et n’influe pas grandement sur le bloc de Benflis, mais pose des interrogations sur l’exercice politique au sein des partis, les mécanismes de leur fonctionnement organique dans l’opacité totale, leur refus systématique des débats internes et l’absence d’une réelle « idéologie » qui construit leur démarche politique et les identifient, aux yeux de l’opinion publique, comme faisant partie d’une opposition ou de simple « faire-valoir ».

El Islah est déjà le « fruit » d’une scission lointaine et d’autres parmi ses ex-responsables ont créé des petits partis politiques, inconnus tous, ou ont rejoint leurs anciens cheikhs, comme Djaballah et son Mouvement pour la justice et le Développement. C’est un autre épisode qui démontre, une fois de plus, la fragilité des partis politiques algériens, devenus presque des « sectes » sans avenir et sans envergure.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter