Culture

#TITRE

655

Le maître M’hamed El Anka honoré par ses élèves

18 juin 2016 | 18:16
Kamel Cheriti

Durant ce mois de Ramadhan, notre patrimoine musical est l’affiche. L’objectif est de raviver les genres musicaux, chers à la tradition et, surtout, rendre hommage aux maîtres disparus qui ont donné par leur immense génie créatif tant d’éclat à ce patrimoine ancestral. Cette fin de semaine, les projecteurs ont été orientés vers un des plus grands auteurs, compositeurs et interprètes dans le domaine du chaâbi, El Hadj M’hamed El Anka.

C’est lui le fondateur, constituant le pilier de ce genre musical populaire qu’est la chaâbi. Grâce à lui, la poésie des couches populaire a pu s’exprimer et aussi pouvoir goûter et apprécier la musique, réservée à la seule classe bourgeoise.

Le maître El Hadj M’hamed El Anka a institué une école et, même après avec sa disparition, les enseignements qu’il a prodigués restent toujours vivants. Ses disciples sont fiers aujourd’hui de pouvoir assurer la continuité de son immense œuvre.

C’est ce qui s’est produit, ce mercredi en soirée à la salle El Mougga, où trois de ses fidèles élèves ont donné un récital rendant hommage à leur maître.

Abdelkader Chercham est de ceux-là. Il se réclame en permanence de cette école. Il évoque ses premiers pas dans sa carrière de chanteur chaâbi quand il apprit, encore enfant, les bases de cette musique.

« J’ai été ébloui par la haute personnalité du maître. Son influence a été si intense qu’elle a décidé de ma vie future. Je suis resté très fidèle à ses cours au conservatoire où il enseignait et je lui étais tellement proche que ce fut moi, personnellement, qu’il choisit pour le remplacer dans ce conservatoire quant il le quitte, usé par l’âge en 1974 ». C’est ainsi que résume Abdelkader Chercham les relations privilégiées qu’il entretenait avec le grand maître.

Pour ne pas lui porté ombrage par une imitation servile, il déclare que tout en conservant les nobles principes de l’école de Hadj M’mamed El Anka, il s’est constitué un genre propre dans l’interprétation chaâbi.

Il l’a démontré lors de cette soirée au Mouggar en hommage au maître, où il a interprété des chants religieux et des qacidate, dans la lignée d’El Anka, notamment la déclamation des longs textes, appris par cœur sans l’aide de notes.
Sid Ali Bouhafs qui lui a succédé sur scène, a, quant à lui, recréé l’esprit du chaâbi avec son authenticité, sa fraîcheur et son originalité, tel que le voulait le « maître ».

C’est Mehdi Tamache, en clôturant cette soirée en hommage au maître incontesté du chaâbi, qui a repris, au grand bonheur du public, des titres phares de l’immense répertoire du monument de la chanson authentique que fut El Anka qui sont, entre autres, « El-hmam elli oualeftou mcha aâlia » et le chant écrit et composé par le maître au lendemain de la déclaration de l’Indépendance tant attendue de notre chère patrie l’Algérie, avec des paroles sublimes et une musique splendide et fortement évocatrice, un chant équivalent par son intensité émotionnelle à l’hymne national. 

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter