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Le jus en poudre « AMILA » retiré du marché

16 décembre 2018 | 19:50
consommation Lynda Louifi

Après l’alerte lancée par le directeur de l’éducation nationale de la wilaya d’El-Bayadh, mettant en garde contre le jus en poudre de marque « AMILA », et ce pour son effet psychotrope, le ministère du Commerce a ordonné la fermeture de l’usine assurant sa production.

C’est ce qui a été annoncé ce dimanche par le ministre du Commerce, Saïd Djellab, lors d’une conférence de presse animée hier au Salon international de l’investissement et de l’exportation des produits agricoles et des industries alimentaires « Agro Sud export », qui se tient du 16 au 19 décembre en cours à El-Oued. Le ministre a affirmé que l’usine qui produit cette marque fait actuellement l’objet d’une décision de fermeture. Une instruction avait été, en outre, donnée aux services du ministère du Commerce de retirer cette marque du marché, en attendant les résultats définitifs des laboratoires spécialisés. Largement consommé par les jeunes écoliers, ce jus en poudre, produit par le groupe Promasidor, contiendrait dans sa composition du « pyrazole », un puissant alcaloïde qui a un effet néfaste sur le cerveau des enfants. La note de la direction de l’éducation d’El-Bayedh l’explique très bien d’ailleurs. Ce composant agit tel des psychotropes sur le cerveau de l’être humain. Cette note a été confortée par les résultats des analyses effectuées par le laboratoire scientifique de la police de Châteauneuf, à Alger, qui ont effectivement prouvé la présence, de ce composant, facteur de risque, dans cette poudre de jus. L’Association pour la protection des consommateurs (APOCE), pour sa part, a dénoncé l’absence de campagne de sensibilisation à l’échelle nationale sur le danger que représente ce produit. Une information qui doit être, selon l’association, diffusée à l’attention des citoyens algériens qui en sont consommateurs et qui ont le droit d’être sensibilisés à ce propos.

Dans un communiqué de presse, le Groupe Promasidor El-Djazair, domicilié à Boufarik, a tenu à rassurer ses consommateurs, affirmant respecter les normes nationales et internationales les plus strictes. « L’ensemble des produits de marque Amila sont conformes aux normes algériennes et internationales les plus strictes et font l’objet de contrôles réguliers, que ce soit au niveau des fournisseurs d’ingrédients, au sein de nos unités de production et par les autorités algériennes, et ce depuis 2003 », affirme le producteur.

D’après l’entreprise, le problème se situe plutôt dans « le mode de consommation » du produit, notamment par des enfants, dans certaines régions, comme l’ont relayé des chaînes de télévision privées il y a peu. Certains de ces consommateurs « auraient ingéré la poudre par voie nasale au lieu de la diluer dans un litre et demi d’eau », affirme l’entreprise.

Pour rappel, le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère, Abderrahmane Benhazil, a déclaré qu’après avoir été informé, le ministère a lancé une alerte et gelé l’activité de la société, tout en retirant ce produit du marché, en vue de procéder aux enquêtes nécessaires sur le taux de concentration de cette substance dans ce jus.

Les mêmes services ont prélevé quelques échantillons du jus « AMILA » pour les envoyer aux laboratoires et centres d’analyses relevant du ministère, au centre anti-poison de Bab El-Oued (Alger) et aux centres centraux de la Gendarmerie nationale et de la police scientifique d’Alger.

Selon le DG, le "pyrazole" n’est pas une substance "prohibée" mais devient dangereuse pour la santé publique si son taux de concentration dépasse les quantités autorisées par les services compétents.

Le pyrazole est d’ailleurs utilisé dans le domaine médical pour traiter certains patients car classé dans la catégorie des calmants et des alcaloïdes, a fait savoir le directeur général, ajoutant que cette substance fait également partie des composants des arômes ajoutés à certains produits au sein des "additifs alimentaires", mais aux taux autorisés.

Pour M. Benhazil, la présence de cette substance en tant qu’additif alimentaire, aux quantités autorisées par la commission Codex Alimentarius, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), est « autorisée » et ne représente aucun danger pour la santé publique. Son utilisation à l’état brut est prohibée, a-t-il précisé.

Ces additifs alimentaires sont utilisés au niveau international dans les conservateurs, les colorants alimentaires, les arômes, les antioxydants et les ferments, selon la nature de chaque produit, a-t-il expliqué. « Ces additifs sont soumis à la codification et au suivi des services concernés », a-t-il ajouté.

Selon le même responsable, son service continuera à procéder au contrôle périodique de ces produits notamment les jus de fruits, les biscuits, les chips et les bonbons de différentes sortes.

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