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Le gazoduc transsaharien entre dans l’étape de construction

3 avril 2017 | 21:02
Hocine Adryen

Un article de presse paru le 30 mars écoulé dans le quotidien nigérian « Leadership », sous le titre « Le Nigeria s’est engagé dans le projet de gazoduc transsaharien », revient sur l’audience accordée à Abuja, le 23 mars dernier, par le PDG de la Société nationale nigériane du pétrole (NNPC), le Dr. Maikanti Kacalla Baru, à la coordinatrice du NEPAD/ Nigeria, Mme Princess Gloria Akobundu, pour souligner que « le DG de la NNPC a réaffirmé l’engagement de la compagnie pétrolière nigériane pour la mise en œuvre du projet de gazoduc transsaharien, estimé à 12 milliards USD » et préciser que le projet « est sur la bonne voie ».

Le quotidien nigérian relève, par ailleurs, que le DG de la NNPC a affirmé que le projet « devrait être opérationnel à partir de 2020 », faisant remarquer que « le gouvernement Fédéral du Nigeria avait engagé 400 millions USD pour son lancement et que 450 millions USD avaient été également mobilisés en 2014 au moyen d’euro-obligations ».

Enfin, et toujours selon Leadership, Kacalla Baru a tenu à rappeler à son interlocutrice qu’un « gazoduc de 48 pouces de largeur », déjà en construction, devait relier Calabar, dans l’État fédéré de Cross River, non loin de l’État du Delta, à l’État fédéré de Kano, au Nord du Nigeria. Pour rappel, un mémorandum d’entente a été signé en 2001 entre l’Algérie et le Nigeria pour la construction d’un gazoduc transsaharien d’une capacité de 20 à 30 milliards de m3.

Ce méga projet du gazoduc transsaharien conçu dans le cadre de l’initiative du NEPAD par le président Bouteflika et les anciens Présidents du Nigeria, Olusegun Obasanjo, de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, et du Sénégal Abdoulaye Wade, continue de focaliser l’attention de ses promoteurs.

Dans ce cadre, Il reste utile de rappeler que la réalisation du projet a été confiée, en partenariat, aux deux groupes pétroliers du Nigeria et de l’Algérie, NNPC et Sonatrach. Dans sa conception, le gazoduc, qui s’étalera sur 4 401 kilomètres au total, sera construit à partir de Warri dans l’État fédéré du Delta vers l’Algérie, via le Niger, et à partir de l’Algérie il sera connecté à l’Espagne. 

Dans le détail, il sera édifié sur 1 037 kilomètres du Nigeria au Niger, 841 kilomètres du Niger en Algérie, 2 303 kilomètres en territoire algérien et 220 kilomètres de l’Algérie vers l’Espagne, soit un total de 4 128 km. Le gazoduc trans-saharien (dit aussi NIGAL) devait relier à partir de 2015 le Niger à l’Algérie pour transporter du gaz naturel vers l’Europe.

L’idée d’un gazoduc reliant le Nigeria à l’Algérie a germé dans les années 1980, mais l’accord concrétisant la mise en œuvre du gazoduc transsaharien n’a été signé que le 3 juillet 2009 par les gouvernements de ces trois pays .

L’Europe est favorable à la construction de ce gazoduc dans lequel elle voit une source de diversification de ses fournisseurs en gaz. Le géant Russe Gazprom a exprimé le souhait de participer au développement du projet.

En juillet 2016, à l’occasion du 27e sommet ordinaire de l’Union africaine , le Nigeria réaffirme sa volonté d’engager le lancement du gazoduc transsaharien, prévu d’être détenu à 90% par Sonatrach et la NNPC, et à 10% par la compagnie nationale du pétrole du Niger.

Le gazoduc partira de Warri au Nigeria et aboutira à Hassi R’mel en Algérie, en passant par le Niger. Il devrait permettre à l’Europe de diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz naturel. À noter que le raccord à l’Italie et la France doit se faire via le gazoduc Galsi.

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