Nationale

#TITRE

338

Le dossier sahraoui gagne une meilleure visibilité

25 décembre 2017 | 21:51
S. T.

L’année 2017 a été particulière en France pour le dossier du Sahara occidental, dans le sens où il a gagné en visibilité malgré une position français favorable au Maroc et le black-out des médias hexagonaux sur la lutte légitime du peuple sahraoui.

La colonisation du territoire sahraoui par le Maroc, les violations des droits de l’homme dans ce territoire occupé depuis plus de 40 ans et le procès des militants sahraouis ont occupé la scène française par l’organisation, en octobre à Vitry-sur-Seine (sud de Paris), de la 42e session de la Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) et d’une rencontre parlementaire, à une journée d’intervalle, à l’Assemblée française.

Ces deux événements phares ont eu lieu en France, soutien déterminant du royaume du Maroc qui occupe illégalement le Sahara occidental, un territoire déclaré pourtant par l’ONU « non autonome », donc éligible à l’autodétermination.

La 42e session de l’EUCOCO a jeté les jalons d’une nouvelle stratégie « plus offensive » et plus porteuse pour l’élargissement de la solidarité avec le peuple sahraoui, notamment en Europe.

Cette Task Force devra fédérer, à l’avenir, toutes les actions porteuses en direction des pays, des institutions, des parlementaires et des associations qui accordent peu d’intérêt à la question du Sahara occidental.

Les participants, militants de la cause sahraouie, universitaires, élus, anciens responsables et hommes de droit, ont pointé du doigt le blocage entretenu par le Conseil de sécurité des Nations unies en raison de l’arme du veto exercé par la France lorsqu’il s’agit de résolutions qui sont en défaveur du Maroc.

A l’Assemblée française, la décolonisation du Sahara occidental, avec en toile de fond le rôle de l’Europe dans le règlement du conflit, a été également examinée le 20 octobre lors d’une rencontre parlementaire, la deuxième après celle organisée en avril 2016.

A l’initiative du député Jean-Paul Lecoq, fervent défenseur de la cause sahraouie, cette rencontre a regroupé de nombreux députés européens, venus d’Espagne, d’Italie et de Suède, des parlementaires algériens, des représentants du mouvement associatif et des responsables sahraouis.

Jean-Paul Lecoq a annoncé qu’il avait proposé à la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée d’inscrire la question du Sahara occidental dans ses travaux avec une programmation d’une audition de Horst Koehler, Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental.

Déplorant l’attitude des médias français qui « ne viennent pas » lorsqu’il s’agit du conflit du Sahara occidental, il a avoué qu’il mène un combat de tous les jours en France, un pays qui « contribue au blocage avec son soutien au Maroc », a-t-il dit.

A la différence de la position officielle, le mouvement associatif, en France, n’a ménagé en 2017 aucun effort pour porter haut et fort, par le biais de meetings, rassemblements et conférences de presse, la question de la violation des droits de l’homme dont est victime le peuple sahraoui, notamment le procès à Rabat des prisonniers politiques sahraouis condamnés à de lourdes peines.

Dans ce cadre, un collectif international d’avocats a interpellé en novembre dernier le Premier ministre français, Edouard Philippe, sur les conditions de détention « alarmantes » des prisonniers sahraouis, à la veille de son déplacement au Maroc.

Les avocats français, belges, espagnols, italien et allemands, ont indiqué que l’état de santé de plusieurs des prisonniers politiques sahraouis détenus aux Maroc est très préoccupant, parce qu’ils ne reçoivent plus, selon eux, les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter