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Abominable meurtre d’un enfant enlevé à Oum El-Bouaghi

Le dispositif d’alerte mis en échec

9 septembre 2016 | 20:01
Amine B.

Deux semaines à peine sont passées après la mise en place du dispositif national d’alerte aux kidnappings et disparitions d’enfants que les concepteurs du procédé sont déjà mis à rude épreuve.

Bien que l’alerte fût vite donnée par les proches d’un petit garçon âgé de 5 ans, enlevé avant-hier à Aïn Fekroun dans la wilaya d’Oum El-Bouaghi, les mesures sécuritaires ayant suivi n’ont malheureusement pas permis de retrouver vivant l’enfant.

L’auteure, 26 ans, une proche parente du bambin, n’aurait pas perdu son temps et se serait acharnée sur le gosse à peine arrivés sur le lieu du crime : sa maison. Le procureur de la République du tribunal d’Oum El-Bouaghi l’a d’ailleurs confirmé hier au cours d’une conférence de presse.

Un crime qui vient en tout cas se rajouter à la longue liste de petits anges massacrés, devant l’impuissance de la société, ou pire, dans l’impunité.

Disparu jeudi matin, le petit Tinaker Nasr-Eddine avait été retrouvé découpé en morceaux le lendemain dans un sac de farine que l’auteure avait déposé devant le domicile des parents de la victime.
Plusieurs témoignages avaient aussitôt concouru à désigner la femme de l’oncle du petit comme étant la personne ayant procédé au dépôt du sac.

Des affirmations sur lesquelles se baseront d’ailleurs les services de sécurité pour procéder à l’arrestation de la mise en cause. Une perquisition du domicile de cette dernière leur permettra ainsi de récupérer l’arme du crime et les habits portés au moment des faits et qui, selon les précisions du procureur, étaient tachés de sang. 

Cela avant, nous dit-on, que l’auteure ne reconnaisse son crime au cours de l’interrogatoire auquel elle a été soumise au niveau du siège de la sûreté de wilaya d’Oum El-Bouaghi, où elle a été transférée après avoir été entendue dans un premier temps par les enquêteurs de la sûreté de daïra d’Aïn Fakroun. La tueuse est originaire de la localité de Benbadis (ex-Hariya) dans la wilaya de Constantine.

Ainsi, un mois après le crime dont a été victime la petite Nihal, sauvagement exécutée à Tizi Ouzou, l’on est en face d’un autre cas aussi pénible à relater, bien que d’aucuns avaient commencé à espérer qu’il serait désormais difficile à quiconque de croire que les enfants seraient encore des proies faciles.

L’on avait en effet commencé à croire, après la mise en place, tant attendue faut-il le reconnaître, du dispositif national d’alerte aux kidnappings et disparitions d’enfants, que ce sera fini avec ce genre de drames, mais on en convient malheureusement cette fois-ci qu’au moins pour ce cas la machine criminelle a plutôt réussi à prendre de cours le dispositif.

Ce dernier, indispensable dans la conjoncture actuelle, avait-on annoncé il y a à peine deux semaines, devait être déclenché à chaque fois qu’un cas de rapt ou de disparition d’enfant est signalé à travers le territoire national.

Un texte rédigé par les services du Premier ministre avait été adressé le 2 août dernier à plusieurs ministères, corps de sécurité et organismes publics.

Il est convenu dans ce dispositif que les médias publics dans leur ensemble, supports publicitaires, opérateurs de téléphonie mobile, ports, aéroports, gares... soient mis à contribution pour permettre à ce plan de fonctionner dans une synergie préétablie, afin de relayer le plus rapidement et le plus loin possible l’alerte dans le but de retrouver le disparu en vie dans les meilleurs délais possibles. Ce plan national a été élaboré et mis en place par un groupe de travail multisectoriel créé sous l’égide du ministère de la Justice.

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