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Le dessalement de l’eau de mer : une option contre la sécheresse

10 décembre 2018 | 22:54
Ressources en eau Lynda Louifi


L’Algérie a déployé des efforts importants, ces dernières années, pour améliorer ses ressources hydriques et la disponibilité de l’eau. Autant pour l’industrie et l’agriculture que pour l’alimentation en eau potable des zones urbaines et rurales du pays, notamment en période de sécheresse et de manque de pluviométrie.


Le directeur des ressources en eau non conventionnelles, Abdelwahab Smati, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, a affirmé que les ressources en eau non conventionnelles peuvent être, pour l’Algérie, une alternative pour pouvoir répondre aux besoins de consommation de ses populations et de son économie, notamment lorsque la pluviométrie commence à se faire rare. M. Smati signale que cette situation est prise en compte dans la stratégie nationale de mobilisation de ces ressources en eau, lorsque le besoin s’en fait sentir. Il explique que c’est la persistance de la sécheresse sur le long terme, induite par le changement climatique donnant lieu à une diminution de 30% du volume de pluviométrie, qui a amené le pays à se tourner vers les ressources en eau non conventionnelles, dont notamment celles tirées du dessalement de l’eau de mer.


Cette technique, précise M. Smati, permet actuellement de produire quelque 2,2 millions de m3 d’eau/jour, soit 17% des besoins nationaux, ajoutant que 50% sont pompés à partir des nappes souterraines et 33% prélevés à partir des divers barrages disséminés à travers le pays. Citant l’exemple des régions d’El Taref et d’Annaba, lesquelles, rappelle-t-il, ont eu à souffrir de trois années consécutives de sécheresse, l’intervenant annonce la construction prochaine d’une station de dessalement, d’une capacité de 300 000 m3/jour, à laquelle s’ajouteront les ressources tirées du sous-sol et celles mobilisées dans les barrages. Il signale qu’après la mise au point d’une étude prévoyant d’en construire 13 tout le long du littoral national, les premières stations de dessalement ont commencé à voir le jour, graduellement, à partir de 2003, ajoutant qu’il n’en reste plus que deux à finaliser, à El Tarf et à Béjaïa, auxquelles, ajoute-t-il, il est prévu d’adjoindre deux autres ouvrages, à Skikda et Zéralda.


L’invité confirme par ailleurs le projet de création, « en cours de réflexion », d’un grand groupe industriel spécialisé dans le dessalement de l’eau de mer, en coopération avec l’entreprise Sonatrach, dans la perspective de sécurisation de l’alimentation en eau du pays. Il est à rappeler que plusieurs réalisations ont été réceptionnées en 2018, à savoir : 4 barrages, 19 stations d’épuration, 230 forages hydrauliques, 4 réseaux urbains de collecte d’eaux usées et 7 projets de protection contre les inondations, outre l’aménagement de 15 500 ha de périmètres irrigués et la mise en service de 9 grands systèmes d’AEP. Ces réalisations ont permis de relever le taux d’alimentation quotidienne en eau potable de 65% durant l’été 2017 à 78% cette année (dont 40% d’alimentation ininterrompue), et ce taux pourrait atteindre 80% à la fin de 2018.

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