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Une semaine après le séisme de Medea

Le désarroi des sinistrés

3 juin 2016 | 19:47
Nabil B.


Le désarroi des familles de la région de Mihoub, secouée par un violent séisme de magnitude 5,3 sur l’échelle de Richter le 29 mai vers 00h54, a été amplifié par les conditions atmosphériques qui ont sévi pendant les journées du lundi soir et de mardi sur la partie nord et montagneuse de la wilaya.


A la peur causée par les incessantes répliques s’est ajoutée l’attente des aides promises aux populations des localités de Mihoub, qui ont dû couper la route à la circulation, lundi, n’autorisant le passage qu’aux cas urgents et aux équipes médicales.


Faute d’une arrivée rapide des tentes et des aides en denrées alimentaires, les familles, en colère contre leurs responsables, ont érigé des abris de fortune à l’aide de tôles, de films en plastique, renforcés de pneus et de planches de bois, et ce pour se protéger de la pluie et du froid.


La désolation s’offre à la vue de celui qui se rend dans ces endroits épars, où même les voies de circulation automobile n’existent toujours pas.


Une situation qui a été davantage compliquée par la force implacable de plusieurs secousses qui ont eu raison des habitations, des constructions et des écoles, même celles de réalisation récente, lesquelles ont été entièrement endommagées.


Les images du sinistre sont partout perceptibles à travers l’agglomération de Mihoub, où des immeubles encore en construction sont endommagés, leurs façades éventrées, et des pans de leurs cloisons jonchent le sol.


Des édifices publics ont été aussi très touchés par le séisme, comme c’est le cas du siège de l’APC, de la bibliothèque communale et de la polyclinique. Le visiteur est vite happé par les images d’apocalypse qui a frappé la ville, où l’on observe des fissures béantes sur les murs de toutes les habitations, dont les toitures sont éventrées et les murs écroulés. Il ne reste plus que des gravats.


Une situation de dénuement qui a poussé les citoyens des localités à exiger la distribution de tentes pour se protéger du froid et de la pluie, et ce avant toute autre aide de construction ou de réfection promise par les pouvoirs publics.


Le spectacle est des plus tristes dans la localité Mozabia, proche de l’épicentre du séisme et située non loin de la RN 8, principale pénétrante de la partie est de la région où même la mosquée de Mezghenna a été quasiment détruite alors que les autres constructions ont été très affectées par la violence de la secousse.


Dans la localité de Metarfa, proche du lieu du sinistre, les familles, très apeurées et craignant de subir une nouvelle secousse violente, passent la nuit à la belle étoile, ne comptant que sur la solidarité des membres de la communauté. D’ailleurs, la RN 8 a été coupée dans la matinée de mardi par les populations de


Mihoub dans le but d’exprimer leur désarroi, de demander le départ des responsables locaux et de rappeler aux autorités les engagements pris concernant les aides matérielles, notamment des tentes, des couvertures pour se protéger du froid et les médicaments de premiers secours pour soigner les blessés et les personnes traumatisées.


Seul soulagement, la venue d’équipes de psychologues relevant des services de la Direction générale de la Sûreté nationale qui ont rallié, mardi matin, la zone sinistrée, où elles ont commencé leur travail de soutien et d’assistance aux familles.


En outre, un centre de commandement opérationnel de suivi et de décision, présidé par le secrétaire général de la wilaya, a été installé, mardi, comptant des ramifications au niveau de 4 daïras, englobant les communes sinistrées de Mihoub, El-Azizia, Tablat, Mezghenna, Guelb Kébir, Meghraoua, Sidi Rabie et Béni Slimane.


Le commandement, qui comprend les services concernés de l’administration déconcentrée, la Protection civile, la Sonelgaz, l’ADE et l’ONA, est élargi au CTC des 3 régions, avec une composante de 35 brigades et de 60 ingénieurs.


Selon le bilan des dégâts causés par la secousse, il a été recensé 469 constructions, dont 289 habitations individuelles et 163 habitations collectives ; 2 structures administratives ; 8 équipements éducatifs ; 2 structures sanitaires ; 3 structures sportives et 2 autres structures.


Le communiqué émis par le cabinet du wali fait état de tentes qui ont été distribuées comme suit : 10 pour l’école primaire Yahi-Ibrahim à Mihoub ; 3 pour la localité de Mouzoubia et 4 pour celle de Tarfa.


On annonce que 123 tentes ont été mises à la disposition des familles sinistrées ainsi que la décision conservatoire de la fermeture de la mosquée Mouzaouia et la distribution de 181 aides rurales.

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