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Le chef du groupe parlementaire du FFS, traduit devant le conseil de discipline

20 février 2018 | 19:42
FFS Hocine Adryen

Le chef du groupe parlementaire du FFS, Chafai Bouaiche, devrait passer par la commission nationale de médiation et de règlement des conflits du parti pour avoir bravé une note interne en se rendant au Maroc dans le cadre de la visite officielle d’un groupe parlementaire sans avoir obtenu l’accord préalable de son parti.

Selon une source interne, sa traduction devant ce conseil, même s’il est acté au vu de la gravité de la faute commise par le député de Bejaia constitue aujourd’hui une source d’inquiétude pour la direction actuelle, qui ne sait comment sortir de ce piège, du fait de la crise organique qui le secoue depuis quelques jours après la démission de Ali Laskri, membre du présidium, et son appel à la tenue d’un congrès extraordinaire dans les plus brefs délais. En effet, la direction nationale se trouve face à un grand dilemme : elle hésite à le faire comparaître devant cette commission étant donné qu’il est l’un de ses plus acharnés défenseurs. D’un autre côté, la direction ne peut se déjuger du fait qu’un ancien responsable, en l’occurrence Tamardadaza, a été sanctionné pour avoir commis la même faute. D’autres responsables ont été radiés pour des fautes moindres que celle commise par le chef d’un groupe parlementaire. La prochaine session extraordinaire du conseil national, prévue le 9 mars, et qui devrait trancher sur la tenue d’un congrès extraordinaire, continue d’accaparer l’essentiel du travail du parti qui a arrêté toutes ses activités pour se projeter sur cette échéance. Déjà on évoque cette visite « inopportune » d’une délégation de deux membres du parti, parmi elle la député d’Alger Salima Ghazali au ministère de l’Intérieur, pour trouver un artifice juridique afin de verrouiller le jeu et empêcher ainsi la tenue d’un congrès extraordinaire qui verrait de facto le retour des exclus, à savoir Rachid Hallet et tant d’autres. Ce dernier, député et ex-membre du présidium du FFS, a dénoncé des « pratiques antidémocratiques » où ses adversaires excellent, dans le but de l’évincer à l’approche du congrès du parti. Il été condamné pour le simple fait d’avoir osé dire que Ait Ahmed aurait refusé le poste de président de la République après la démission de Chadli Bendjedid, en 1992. Or cette information est connue de tous et personne n’a osé la contredire ; seul le général Nezzar continue à la nier.

L‘ombre de Hamrouche plane sur les débats

La plus grande hantise de l’actuelle direction est la convocation d’un congrès extraordinaire, redoutant un retournement de situation si cette option est retenue à la majorité des membres du CN. Celle-ci privilégie pour l’instant la tenue d’un congrès ordinaire qui exclurait ainsi les « radiés » et les « exclus » qui continuent à fédérer un nombre impressionnant de militants à leur cause. De plus, les militants

commencent à faire entendre leurs voix et reprochent au parti les mauvais résultats des dernières législatives en raison des choix des candidats, notamment à Alger où la candidature de Salima Ghozali a été très largement contestée. L’ex-premier secrétaire du parti et député Mohamed Nebbou vient d’être à son tour suspendu par le secrétariat du parti, seule instance demeurée légitime. Il lui est reproché d’avoir pris l’initiative d’expliquer dans les médias qu’il n’est pas opportun d’organiser un congrès extraordinaire. Le parti, qui est à la recherche éternelle d’un « consensus national » au plan national, refuse pourtant d’appliquer pour lui ce principe. Mouloud Hamrouche a toujours insisté sur une situation de fragilité généralisée qui doit pousser les Algériens à avoir des approches nouvelles et consensuelles avec la participation du pouvoir, de l’opposition et la « garantie » de l’armée. Son analyse rejoint celle du FFS et son slogan de « consensus national ». Il y a quelques jours, une pétition de soutien à la candidature de Mouloud Hamrouche est lancée pour la présidentielle de 2019. Et l’on soupçonne certains hauts dirigeants du FFS de vouloir rouler pour l’ex-chef de gouvernement. Aussi la tenue d’un congrès extraordinaire risque de faire voler en éclats cette hypothèse, ce que redoute au plus haut point la direction actuelle incarnée par Mohand Amokrane Cherifi et Aziz Baloul, les gardiens du temple et de l’héritage de feu Hocine Ait Ahmed qui avait, en son temps, adoubé Hamrouche.

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