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Education : Le bras de fer continue entre le Cnapeste et Benghebrit

25 février 2018 | 19:18


La grève du Cnapeste, déclenchée le 30 janvier dernier, a entamé ce dimanche sa quatrième semaine sans qu’aucun dénouement ne soit perceptible à l’horizon. Malgré les décisions de radiation de certains enseignants grévistes, le Cnapeste campe sur ses positions et maintient sa grève illimitée.


Aucune issue ne se profile à l’horizon dans le conflit qui secoue le secteur. L’intransigeance de la ministre de l’Education nationale, qui ne veut pas entendre parler de négociations avant la reprise des cours, et l’entêtement du Cnapeste ont fait que la situation se corse davantage dans un secteur aussi sensible que celui de l’éducation nationale. Cette situation, difficile et complexe, n’a fait qu’accentuer l’angoisse des parents d’élèves qui voient leurs enfants pris en otages depuis le 30 janvier dernier. Selon le Cnapeste, « les décisions de radiation ne touchent pas tous les grévistes. Elles visent seulement quelques éléments au niveau de chaque établissement ». Il s’agit, selon le syndicat, d’une manœuvre visant à casser la grève, et ce en traitant différemment les enseignants grévistes. Le Cnapeste considère que les décisions de radiation « sont illégales ». L’argument du Cnapeste repose sur le fait que les décisions émises par les directions de l’éducation ne portent pas le cachet du contrôleur financier qui doit valider « l’abandon de poste ». L’argument de l’administration est donc « irrecevable », estiment les représentants du Cnapeste, qui appellent au maintien de la grève. Selon le ministère, « 581 enseignants sont radiés à Blida (première vague des radiations). Au total, 3 816 enseignants ont été radiés au 22 février dernier et 5 446 ont repris le travail au 22 février ». Dans ce contexte, le ministère de l’Education nationale demeure tout aussi intransigeant. Pour Nouria Benghebrit, aucune réunion et aucune négociation n’est possible avec l’organisation syndicale avant la suspension de la grève illimitée, qui a été déclarée illégale par la justice. La responsabilité est rejetée tantôt sur les enseignants, tantôt sur la tutelle. Certains soutiennent qu’en sa qualité de première responsable du secteur, la ministre aurait pu tenter de trouver un compromis afin de préserver l’intérêt des élèves. D’autres, par contre, accusent le Cnapeste de vouloir améliorer la situation socioprofessionnelle des enseignants au détriment des élèves et de leur avenir. Mais tous sont unanimes à dire qu’il est temps que ce conflit trouve un dénouement. Un souhait qui semble très difficile à réaliser vu l’entêtement des parties concernées. Aussi, des associations de parents d’élèves en appellent à la « sagesse des uns et des autres » pour que les élèves puissent achever le programme « dans la sérénité ».


Mme Benghebrit rassure


Devant la persistance de la grève illimitée du Cnapeste et l’inquiétude grandissante des parents d’élèves, la ministre de l’Education nationale a tenté, jeudi dernier, de rassurer les élèves pris en otages par cette action. Dans un message adressé aux élèves et à leurs parents, publié sur les réseaux sociaux, la ministre de tutelle a tenu à rassurer que « toutes les mesures sont prises pour leur garantir leur droit constitutionnel à l’enseignement ». Nouria


Benghebrit a estimé que « les élèves ne peuvent payer le prix d’une surenchère syndicale qui fait fi des lois de la République ». Rassurant, par la même occasion, les parents, elle a également estimé que « malgré les dangers que font peser sur l’école publique gratuite les grèves longues et à répétition, nous saurons tout mettre en œuvre pour garantir la continuité des apprentissages et défendre les intérêts de nos enfants ».


Aujird’hui, les lycées d’Alger, à travers tout le pays, ont été dans leur majorité, touché par le mouvement de grève. En guise de solidarité avec leurs enseignants touchés par la radiation, décidée par la ministre de l’Education nationale, de nombreux lycéens ont exprimé leur refus de cette mesure par des mouvements de protestation. Aux cris de « rendez-nous nos professeurs », les élèves du lycée Khaled-El Djazairi à Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdès, ont entamé une marche dès les premières heures de la matinée d’hier. Initié par les élèves de terminale, le mouvement de solidarité s’est amplifié très rapidement. « Nous voulons nos véritables professeurs, nous chasserons les remplaçants », ont scandé les lycéens qui ont tenté de rejoindre les autres établissements de la ville.

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