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Le bon de transaction commerciale en vigueur à partir du 4e trimestre

16 juillet 2017 | 19:40
Z. M.

Le ministre du Commerce, Ahmed Abdelhafed Saci, a annoncé hier le report de l’application du bon de transaction commerciale au quatrième trimestre de l’année en cours.

Ce document, indispensable pour protéger les consommateurs et les producteurs des spéculations, devrait permettre de plafonner les prix des produits alimentaires sur des critères objectifs et rationnels.

« Nous ne voulons pas faire les choses dans la précipitation ; aussi, nous allons nous donner plus de temps afin de peaufiner ce document et le rendre plus simple pour tous les acteurs économiques », a déclaré Saci hier à Alger lors d’une rencontre nationale sur « le bon de transaction commerciale » qui a regroupé les cadres du ministère, les représentants des agriculteurs ainsi que les associations de protection des consommateurs.

Selon le ministre, la révision du bon de transaction commerciale aura lieu en septembre prochain, lors la rentrée sociale. « Les services du ministère du Commerce œuvrent avec les ministères de l’Agriculture et des Finances pour concevoir ce document sur des bases simples, en concertation avec les intervenants à savoir les agriculteurs, les chambres de commerce et d’agriculture et les représentants des consommateurs.

« Le document tel qu’il est conçu actuellement n’est pas applicable. Nous devons faire plus d’efforts pour convaincre les agriculteurs et les commerçants de gros de la nécessité d’inclure ce document dans leurs transactions afin de garantir la traçabilité de la chaîne de distribution depuis la production jusqu’à la consommation », a-t-il souligné.

Le ministre a rappelé l’opération de sensibilisation menée par son département auprès des agriculteurs et des éleveurs pour les convaincre de l’utilisation des bons de transaction commerciale, tout en reconnaissant que cette campagne n’a pas eu l’écho escompté.

« Nous devons les persuader que l’objectif d’introduire ce bon de transaction dans les opérations commerciales est d’organiser ce circuit et introduire plus de transparence dans ces transactions », a-t-il insisté.

Ahmed Saci a relevé le problème des intervenants entre le producteur et le consommateur, jugeant qu’il y en a beaucoup trop dans la chaîne de distribution, ce qui fait que les prix des produits sont exorbitants.

« Cette situation ne peut pas durer, il faut absolument organiser cette relation de façon qu’elle soit acceptable par les agriculteurs, les éleveurs et leurs mandataires », a-t-il lancé en assurant que « l’Etat a pris sur lui la charge de réguler le marché à travers l’établissement de grandes surfaces de vente aux normes internationales ».

Le président de l’association algérienne de la protection des consommateurs, Mustapha Zebdi a, pour sa part, suggéré l’étiquetage des viandes bovines et ovines pour une meilleure traçabilité du produit et la transparence des prix.

« Le consommateur a le droit de savoir l’origine du produit et son coût initial fixé par les éleveurs afin de juger de lui-même si la différence est rationnelle ou disproportionné », a-t-il recommandé.

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