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Le Ramadhan face à une mondialisation dévorante

12 juin 2017 | 16:50
Cheikh Mohamed Tahar Badaoui




RAMADAN, CE` MOIS DE JEÛNE, DE PIETE ET DE SACRIFICE, FACE A LA MONDIALISATION DEVORANTE


Ce n’est pas une préface, mais juste quelques petits éloges à un grand homme


Chers amis,
 
 C’est avec joie et allégresse que nous, musulmans que nous sommes, acceuillons notre invité d’honneur, le mois de « Ramadan », mois de jeûne, de piété et de sacrifice. Cet invité nous propose une thérapie des plus exemplaires pour le corps et l’esprit. Il nous garantirait, à chacun, si nous acceptions son offre avec amour et clairvoyance, de renforcer sa foi envers son Seigneur Allah, le Puissant le Miséricordieux, d’effectuer son autocritique en toute âme et conscience et d’évaluer ses rapports vis-à-vis de sa personne, de sa famille, de ses proches et de tous ses semblables, envers lesquels il doit observer des droits et des devoirs. Ce mois de jeûne nous garantit, par conséquent une vie matérielle et spirituelle paisible, grâce à la mortification du moi, laquelle érige le commun des mortels en une personnalité angélique par le repos de la conscience qu’elle lui procure, et par l’immunité qu’elle lui assure.
 
 Comme vous le savez très bien, mes chers amis, l’Islam signifie étymologiquement la soumission inconditionnée à la Volonté de Dieu, et le Saint Coran le confirme en effet : « Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, son acte ne lui sera guère agréé et il sera, parmi les perdants dans l’Au-delà. » (Sourate dite de « la famille d’I’mran » Verset 85.) Tous les croyants, aux yeux de l’Islam, depuis le Prophète Adam, (père des humains), sont tous frères et sœurs, issus d’un même père et de mères différentes, comme l’explique à juste titre notre Vénéré Prophète Mohammed, Salut Divin Sur Lui, dans l’une de ses illustres annonciations.

Cette religion unique, agréée par Dieu l’Omniscient, a deux traits distinctifs :
 1°)Elle établit un équilibre harmonieux entre le temporel et le spirituel, entre le corps et l’esprit, contrairement aux tendances laïques qui furent à la base de la séparation de l’Eglise et de l’Etat : « au Seigneur ce qui Lui appartient, et à César ce qui lui revient ». Elle permet ainsi la parfaite jouissance des biens créés par Dieu, sans omettre d’accomplir des devoirs cultuels, « tous pour un et un pour tous » et non « chacun pour soi et Dieu pour tous », comme le concevraient les opportunistes de nos jours, devoirs tels que la prière, le jeûne, la « zakat » ou impôt rituel, le pèlerinage aux lieux sains de l’Islam, le djihad en tant que lutte contre toutes formes d’oppression et d’exploitation, d’esclavage, d’obscurantisme et de terrorisme de quelque nature qu’il soit.

 2°) L’Islam est une religion des masses : tout musulman sans distinction de sexe ou de race est investi en effet de par sa disposition naturelle d’une mission à savoir : prêcher ses convictions, là où il se trouve, d’amener les gens à vivre en paix et quiétude, chacun par son comportement vertueux, vis-à-vis de l’autre et combattre toutes formes d’injustice ; le seul critère d’évaluation entre les hommes étant, aux yeux de Dieu la piété que le jeûne du mois de Ramadan garantit à tous ses fidèles adeptes.


 
LE DEUXIEME ACTE CULTUEL EN ISLAM


 Il importe de préciser que le jeûne est le deuxième acte cultuel en Islam. Il consiste à s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des relations sexuelles, durant toute la journée, depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil, bien entendu avec la noble intention de se conformer aux prescriptions divines en la matière.


Il s’agit donc d’une soumission, corps et âme, à Dieu l’Omniprésent et d’une obéissance sans conditions par l’accomplissement de ce jeûne, et non comme le penseraient certains, telle une forme d’exercice préventif ou curatif purifiant le système digestif et le corps en général au moyen d’une observance d’un régime, aussi bénéfique soit-il.
En outre, le jeûne du mois de Ramadan, quatrième pilier de l’Islam, après le témoignage en l’Unicité de Dieu Allah et en Son Prophète Mohammed, sceau de tous les Messagers, la prière et l’impôt rituel « zakat », fût institué en 624 de l’ère chrétienne, soit en l’an II de l’Hégire (émigration de notre Prophète à Médina). C’était au cours de ce mois, que le Saint Coran fût révélé, à l’instar des autres Livres Célestes.


L’INSTAURATION DU JEÛNE DU MOIS DE RAMADAN


 Il convient de signaler que, jeûner un mois complet, n’a pas été prescrit dès le début de la prédication. Avant d’être fixée à un mois par an, l’institution du jeûne fût établie progressivement. En effet, le Saint Prophète, après son installation à Médina, constata que les israélites observèrent le jeûne de « ‘Achoura » ; et lorsqu’il demanda le pourquoi du jeûne, on lui répondit qu’ils le fêtèrent, en guise de remerciement au Seigneur Tout Puissant, pour avoir délivré, ce jour, leurs ancêtres de la tyrannie des Pharaons. Alors, le Prophète Salut Divin Sur Lui, insista sur le respect de cette fête, par le jeûne de ‘Achoura. N’est-ce pas là, preuve tangible d’unicité de l’Islam à travers les temps ? 


Le jeûne se pratiquait ensuite les trois premiers jours de chaque mois et enfin, deux années après l’Hégire, une Révélation prescrivit de se priver de manger de boire et de cohabiter avec les femmes, pendant le mois de Ramadan, neuvième mois de l’année lunaire. L’année musulmane ne comportant en moyenne que 354 jours et 8 heures, le Ramadan accomplit ainsi une révolution annuelle complète tous les 36 ans, et se trouve par conséquent, décalé par rapport au calendrier grégorien.
 

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