Nationale

#TITRE

259

Le RCD décide de participer, le FFS devrait lui emboîter le pas

8 octobre 2016 | 19:50
Hocine Adryen

Une fois c’est moi et autre fois c’est toi. Tel semble être le mot d’ordre des deux frères ennemis, le FFS et le RCD, au sujet de leur participation aux prochaines élections législatives d’avril 2017.

Ces deux partis qui alternent depuis l’ouverture démocratique opérée en 1989 entre la participation et le boycott ont décidé cette fois ci de partir ensemble à la conquête de leurs électorats respectifs.

Avant-hier, le RCD qui a boycotté les législatives de 2012 a officiellement annoncé sa participation à la prochaine élection législative. Son Conseil national qui s’est réuni jeudi dernier a voté pour le oui à une écrasante majorité des participants.

Le président du parti Mohcin Belabbas, avait déjà annoncé la couleur en se positionnant lors de son discours d’ouverture pour la participation du parti à cette joute électorale : « Dans une situation normale, un parti ne se pose pas la question de participer ou non à un scrutin. Il se pose la question des moyens dont il dispose pour couvrir ou non les circonscriptions électorales et bien sûr les propositions à défendre ou les alliances à contracter.

Nous ne sommes pas dans ce cas de figure, la preuve en est que nous avons boycotté les législatives et les locales de 2002 et les législatives de 2012 sans compter toutes les présidentielles à commencer par les deux dernières, comme nous avons eu à participer dans d’autres circonstances » dit-il. Le RCD qui a énormément souffert de cette absence au sein de l’hémicycle durant la mandature en cours laissant la place à son frère ennemi.

De son côté, le FFS qui a déjà eu à expérimenter par le passé la politique de la chaise vide a dû se résoudre à prendre part à celle de 1992 ou il obtenu plus d’une vingtaine de députés.

Celle à venir ne devrait pas poser problème au plus veux parti de l’opposition. Même s’il n’a pas encore abordé la question en interne, le FFS est bien parti pour participer encore une fois à cette bataille électorale. En 2012, le parti avait avancé un argument politique qui avait réuni l’adhésion de ses militants : « Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple.

Nous considère que la participation à ces élections est une nécessité tactique pour le FFS qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime » a-t-il notamment tenté de faire croire.

En attendant, le slogan que chacun de ces deux partis semblent mettre en avant est ceci : les élections d’abord le reste peut bien attendre. En effet, entre les élections et leurs revendications démocraties, nombreux partis ont déjà fait leur choix.

Autre nouveauté des élections de 2017, deux partis vont faire leur entrée en jeu pour la première fois. Enfin l’enjeu de la prochaine campagne électorale sera axée sur le score qu’obtiendrait le parti majoritaire le FLN et son alter ego le RND.

S’il est difficile d’affirmer avec certitude le nombre de députés qu’obtiendra le FLN, son SG assure qu’il vise désormais un score plus conséquent que celui de 2012 ou il a acquis 220 sièges sur 462. En deuxième position, la formation alliée au FLN, le RND, a obtenu 68 sièges. 

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter