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Le Pr Salah Mansour assure que le jeûne purifie le corps

28 juin 2016 | 18:53
Saïd Tissegouine

Le Pr Salah Mansour, du CHU de Tizi Ouzou, dont les travaux sur le diabète sont de renommée mondiale, a assuré hier, lors d’un colloque qu’il a animé dans la salle de conférences du CHU Nedir-Mohammed, que le jeûne purifie le corps et assure une longue vie.

Devant un parterre de médecins, d’étudiants en médecine, de journalistes et de simples citoyens souffrant de diabète, le Pr Mansour, diabétologue, est intervenu sur le thème « Le diabète et le ramadhan ».

Le conférencier, qui a tenu à faire son intervention entièrement en kabyle, et ce afin que toute l’assistance puisse comprendre le contenu du discours, a commencé par expliquer le mécanisme corporel et, de fait, le rôle du sucre dans le corps.

Le professeur a expliqué ensuite la différence existant entre le diabète de type 1, qui touche une population juvénile, et le diabète de type 2, qui touche une population adulte. Sans la moindre ambivalence dans le discours, il a estimé que penser que « l’ordre médical doit être obligatoirement exécuté par le patient » n’est qu’un chiché.

« Je ne suis pas un gendarme ou un juge », a déclaré l’expert en diabétologie, comme un correctif à l’ancienne théorie selon laquelle c’est au médecin traitant d’ « interdire » à son patient souffrant de diabète d’observer le jeûne.

Le conférencier a déclaré que le médecin se devait de diagnostiquer le mal du patient, d’en déterminer sa gravité et de l’en informé mais que c’est au patient de faire un choix. décide d’observer le jeûne, le médecin se doit de veiller à prendre des mesures d’accompagnement adéquates à l’endroit de son patient.

Le Pr Salah Mansour a rappelé que le taux des diabétiques souffrant de diabète de type 1 est de 52% et ceux souffrant de diabète de type 2 est de 92%. Et d’ajouter que les statistiques obtenues à partir de 13 pays arabo-musulmans montrent que le taux d’observation de jeûne chez les diabétiques souffrant de diabète de type 1 est de 50% et celui des diabétiques souffrant de diabète de type 2 est de 80 %. Le Pr Mansour a indiqué que les diabétiques algériens observent le plus le jeûne car le ramadhan en Algérie est considéré comme « une identité ».

Quel est l’impact de l’observation du jeûne sur le corps humain ? Il est très positif, selon le conférencier. Pour expliquer sa thèse, le professeur a d’abord cité la citation du médecin grec Hippocrate : « Si votre corps est pénétré par des impuretés, vous les évacuez par le jeûne (faim). » Dans un langage simple, le conférencier a affirmé que la faim neutralise les éventuels microbes car ceux-ci, en ne trouvant plus de quoi se nourrir, finissent par mourir.

L’observation du jeûne n’est pas propre aux seuls pays musulmans et n’est pas seulement dictée par le principe religieux. « Au pays du Tibet, a indiqué le Pr Salah Mansour, les populations observent trois mois de jeûne par an. Résultat : c’est le pays où l’on vit le plus ; on y trouve des personnes âgées de 130, 140, 150 et 160 ans qui sont toujours en bonne santé », a-t-il poursuivi.

Le séminariste a noté qu’il existe encore beaucoup de sociétés de par le monde qui ne sont pas musulmanes et qui observent le jeûne, rien que pour des motifs de santé. Dans cette même logique, le professeur a cité une éminence scientifique américaine qui a défié de grands laboratoires pharmaceutiques quant à trouver un cocktail de médicaments capables de créer, aussi bien que la faim, une thérapie corporelle. 

Le conférencier a évoqué ensuite le cas des animaux qui, pour lutter contre leurs maladie, ne prennent pas de nourriture. C’est le cas du chat qui obéit à son instinct. Aussi, en cas de maladie, son propriétaire ne doit pas insister s’il ne veut pas manger car en refusant de manger, cet animal cherche en réalité à

Enfin, le Pr Salah Mansour a plaidé pour de bonnes habitudes alimentaires. Il a dénoncé les aliments et les boissons, notamment les sodas, à contenance fortement sucrée.

En définitive, chaque personne peut être son propre « médecin ». Enfin, le Pr Mansour n’a pas caché sa déception du fait qu’il n’y ait jamais eu d’étude de prévalence en Kabylie, contrairement aux autres régions du pays. Une étude dans ce sens serait sur le point d’être lancée et l’échantillon touchera 2 200 personnes. Une telle étude exigera un laps de temps de trois années.

Le Pr Salah Mansour a révélé, par ailleurs, qu’il est sur point de lancer un service de traitement par les moyens du jeûne. « Ce projet me tient à cœur », a-t-il conclu.

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