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Le Polisario fustige le soutien français à l’occupation marocaine

31 juillet 2017 | 19:12
S. T.

Le membre du secrétariat national du Front Polisario et coordonnateur sahraoui avec la Minurso, M’hamed Kheddad, a affirmé que « les intérêts politiques de certaines parties, à leur tête la France », bloquaient l’action du Conseil de sécurité et entravaient le règlement pacifique du conflit au Sahara occidental, d’autant que la question sahraouie figure depuis plusieurs décennies sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes.

Intervenant lors d’une conférence sur le rôle de la Grande Canarie dans le contrôle des richesses sahraouies spoliées, Kheddad a fustigé « le soutien français inconditionnel au régime marocain, qui, a-t-il dit, jouit de la qualité de membre au Conseil de sécurité, grâce au protectorat français », rappelant l’arsenal de résolutions et de décisions portant sur la question sahraouie promulgué par assemblée générale de l’ONU, la commission de décolonisation et le Conseil de sécurité.

Par ailleurs, le responsable sahraoui a indiqué que la Minurso « n’a pas avancé d’un pas », depuis sa création en 1991, en ce qui concerne la réalisation des objectifs pour lesquels elle a été créée, ajoutant que « les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés et le tarissement des ressources naturelles sont commis au vu et au su de tous, dans l’inertie totale ».

Evoquant les mesures d’escalade prises dernièrement par le Maroc, le responsable sahraoui a dit qu’elles « éveillent en lui un sentiment d’amertume et de désespoir », rappelant que « l’occupation marocaine opte toujours pour la politique de la fuite en avant à chaque fois qu’elle essuie un échec au niveau international », notamment en déclenchant la crise de Guerguerat qui a failli déclencher une guerre, après que les espoirs du Maroc d’exclure la RASD de l’UA sont partis en fumée et l’annulation de l’annexion des eaux territoriales sahraouis aux eaux marocaines, dans l’arrêt de la CJUE prévoyant que l’accord de libre-échange UE-Maroc n’était pas applicable au Sahara occidental.

Kheddad a affirmé que « l’arrêt qui stipule clairement que l’accord en question n’était pas applicable au territoire du Sahara occidental, qui est une partie à part entière, est une affirmation franche que le Maroc n’avait aucune souveraineté sur le Sahara occidental », soulignant que les tentatives visant à contourner l’arrêt de la CJUE « sont vaines.

A cet effet, le responsable sahraoui a appelé toutes les sociétés européennes à cesser les activités économiques illégales au Sahara occidental. Rappelons que le gouvernement marocain a approuvé, au début du mois de juillet, un projet de loi et un décret pour délimiter la frontière maritime au large des îles Canaries en intégrant les eaux du Sahara occidental.

Cette décision engagée unilatéralement par le Maroc a été vivement critiquée et dénoncée par de nombreuses personnalités et partis politiques espagnols.

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