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Le Pentavalent retiré « provisoirement »

20 juillet 2016 | 19:09
Lynda Louifi

Après avoir été vaccinés au Pentavalent, deux nourrissons ont trouvé la mort vendredi passé, dans une clinique privée à Rouïba (banlieue d’Alger). Le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a annoncé « le retrait provisoire » de ce lot de vaccin, après que les premiers résultats de l’enquête aient fait ressortir que les décès n’avaient pas de lien avec le vaccin.

Le ministre a indiqué, en marge d’une visite d’inspection à l’établissement hospitalo-universitaire, Mohamed Lamine Debaghine de Bab El Oued (ex-Maillot), que son département vient d’ordonner le retrait d’un lot de Pentavalent, le vaccin qui serait à l’origine de la mort de deux bébés à Rouiba.
« Nous avons décidé de retirer ce vaccin qui fait partie d’un premier lot destiné aux structures sanitaires.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes des décès enregistrés, malheureusement, par nos services », a déclaré le ministre de la Santé. Et d’ajouter « que des précautions ont été prises pour préserver la vie du citoyen ».

Cette démarche, dit-il, s’inscrit dans le cadre des lois régissant ce secteur. La décision de retirer ce vaccin a été accueilli avec « soulagement » par les parents. Deux bébés de deux mois sont morts quelques minutes après avoir été vaccinés vendredi dernier à Rouïba (banlieue d’Alger).

Il s’agit d’une fille et d’un garçon âgés de deux (2) mois qui ont rendu leur dernier souffle, à peine quelques minutes, après avoir été inoculés d’un vaccin nouvellement introduit en Algérie. En effet, juste après la mort des deux bébés, le ministère de la Santé avait annoncé l’ouverture d’une enquête suite au décès de deux nourrissons.

Le ministère avait affirmé avoir « immédiatement dépêché une équipe d’experts sur les lieux afin de « mener les investigations épidémiologiques nécessaires », précisant que les premiers résultats « font ressortir que les deux cas de décès n’ont aucun lien avec le vaccin ». Selon le ministère, le vaccin utilisé en Algérie et destiné aux nourrissons est « qualifié et homologué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ».

Le vaccin Pentavalent, faut-il le noter, fournit une protection aux enfants contre cinq maladies mortelles : la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type B. Avant d’être validé par les autorités sanitaires dans plusieurs pays, ce vaccin avait fait l’objet de vifs débats dans la communauté médicale et scientifique à l’étranger. Plusieurs organisations humanitaires ont carrément appelé à son invalidation, en le qualifiant de « meurtrier ».

Ce vaccin, qui est destiné aux pays en voie de développement, est suspecté d’être à l’origine de plusieurs morts dans le monde. Une équipe de scientifiques a estimé qu’un enfant sur 10 000 succombe fatalement, suite à l’administration de ce médicament. D’où la nécessité de s’interroger sur la nécessité d’administrer ce genre de vaccin. 

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