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Le PLF 2019 devant les députés

11 novembre 2018 | 22:44
loi de finance Lilia Ait Akli

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019 a été présenté ce dimanche par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, devant les députés pour le débattre, avant de passer au vote prévu jeudi prochain.

C’est lors d’une séance plénière présidée par Mouad Bouchareb et en présence des membres du gouvernement que le ministre des Finances a exposé le contenu du PLF 2019. Ce projet de loi prévoit une croissance de 2,9% pour l’exercice 2019 contre une croissance hors hydrocarbure de 3,2%. Il a été élaboré sur la base d’un prix référentiel de 50 dollars (USD)/baril de pétrole algérien « Sahara Blend » et sur la base du prix du marché à 60 USD. Le prix de change du dinar algérien quant à lui devrait se situer autour de 118 dinars/dollar, prix moyen annuel pour la période 2019-2021 avec une inflation de 4,5% en 2019, de 3,9% en 2020 et de 3,5% en 2021. Les exportations d’hydrocarbures atteindront 33,2 milliards USD en 2019. Il est prévu une croissance hors hydrocarbures en termes de volume, grâce à la contribution des secteurs du bâtiment et des travaux publics à hauteur de 4,7%, de l’industrie (5%), de l’agriculture (3,7%) et des services marchands et non marchands (1,8%). A moyen terme, la croissance économique augmentera à 3,4% en 2020 et 3,2% en 2021 avec une moyenne de croissance hors hydrocarbures de 3,1% en 2020-2021, selon les prévisions du PLF. Reflétant les mesures engagées par le gouvernement en vue d’encadrer les importations, le projet de loi prévoit, ajoute M. Raouya, un recul de l’importation des marchandises à 44 milliards USD en 2019, à 42.9 milliards en 2020 et à 41.8 milliards en 2021/2021.

Le ministre a fait savoir que « ce texte s’inscrit en prolongement des efforts déployés par l’Etat pour alléger les impacts négatifs de la récession des ressources financières sur l’économie nationale, dans un contexte marqué par des tensions sur les équilibres internes et externes du pays dues à la baisse des cours dus pétrole depuis 2014 ». A cet effet, le projet de loi consacre la poursuite de la maîtrise de la dépense publique pour réduire les répercussions de ces tensions sur le Trésor public.

L’opposition émet des réserves

Comme à l’accoutumée, le PLF est débattu par les élus de la chambre basse du Parlement. Entre les partis de l’alliance présidentielle et de l’opposition les avis divergent. Après la lecture du rapport préliminaire de la commission des finances et du budget par son rapporteur, les interventions des députés se sont succédé. Sans surprises, les élus du FLN approuvent le PLF. « Au FLN nous sommes pour ce projet de loi qui s’inscrit dans la continuité de l’application du programme du président de la République », a indiqué Abdelhamid Si Afif du FLN, soulignant la préservation des acquis sociaux. « Ceci en dépit des difficultés financières qu’a connues le pays », a-t-il ajouté. Il cite également l’intérêt accordé par les autorités aux collectivités locales à travers l’octroi d’une enveloppe financière de 100 milliards DA. Touahria Abdelbaki de la même formation a salué, de son côté, le fait que le projet de loi ne prévoit pas de taxes supplémentaires. Même son de cloche au RND. Mustapha Nasri a souligné le fait que le gouvernement, à sa tête Ahmed Ouyahia, a fourni des efforts considérables pour éviter aux citoyens des charges supplémentaires, notamment fiscales, ce qui n’était pas une tâche facile vu les circonstances financières que traverse le Trésor public. Chouitem Nadia, députée du Parti des travailleurs, a pour sa part fustigé les pouvoirs publics qui, selon elle, ignorent les vrais problèmes des citoyens. Elle pointe du doigt la politique d’austérité qui, selon elle, a fait que des millions d’Algériens vivent au-dessous du seuil de la pauvreté. « La plupart des salariés touchent moins de 28.000 DA »,

s’est-elle indignée. Avant d’ajouter : « La politique d’austérité a fait chuter le pouvoir d’achat des Algériens de 60% ». Selon elle, le PLF 2019 ignore complétement le problème du chômage qu’elle qualifie de « bombe », accusant le gouvernement de ne pas en communiquer les chiffres réels. « 18.000 postes d’emploi uniquement dégagés pour l’année 2019 et qui ne reflètent rien sur le taux de chômage », précise-t-elle. Elle a cité comme exemple le secteur de l’éducation. « 7 000 postes d’emploi sont dégagés alors que le déficit est de 45.000 postes », argumente-t-elle.

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