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Le Maroc se réconcilie avec la politique de la chaise vide

21 mars 2017 | 20:39
K. M.

La Maroc retourne à son caprice en brillant encore une fois avant-hier à Addis-Abeba par la politique de la chaise vide en refusant d’assister à la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, un mois après son adhésion à l’organisation continental.

Le siège du Maroc est resté vide le 20 mars lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine portant sur le Sahara, en présence de l’envoyé spécial de l’UA sur la question.

Présidé par l’Algérien Smail Chergi, le Conseil a tenu à faire remarquer cette absence. Le Conseil a fermement condamné les “violations du Maroc dans le Sahara occidental” alors qu’a débuté il y a quelques jours le procès de 25 militants indépendantistes sahraouis.

Cette réunion qui se tenait en présence du ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek, mais en l’absence du Maroc qui n’a pas répondu à l’invitation selon le Conseil, était dans le but de voir l’avancée des négociations sur le dossier du Sahara occidental qui divise le Maroc et le Front Polisario.

Lors de cette rencontre, le Conseil a ainsi demandé à l’ONU le renouvellement de la Mission de maintien de la paix au Sahara occidental, la MINURSO. Dans un tweet publié le jour même, l’instance africaine exprime son « profond regret quant à l’absence du Maroc lors d’une rencontre du CPS ». Une rencontre de laquelle les représentants du royaume se sont absentés « malgré » la « réadmission du Maroc à l’UA et une invitation écrite » adressée aux diplomates marocains.

Pour illustrer ce tweet, la Commission paix et sécurité a choisi de montrer le fauteuil vide du Maroc. L’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara, le Mozambicain Joaquin Chissano était lui bien présent. Chissano était intervenu devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en avril 2016, pour plaider notamment pour l’inclusion d’une mission de protection des droits de l’homme au mandat de la Minurso.

On notera également que la réunion du CPS devait porter sur l’interdiction de la mission de l’UA d’effectuer son travail à Laâyoune occupée. En agissant de la sorte, le Maroc foule du pied les règlements de l’UA qui font obligation aux pays membres d’assister aux travaux de la commission de la convocation. Il est apparait que l’obstination du Maroc à tourner le dos au règlement de l’UA est de contrarier le travail de l’organisation.

En effet, le Maroc insiste pour maintenir son occupation du Sahara occidental tandis que le Front Polisario, membre fondateur de l’UA, défend la tenue d’un référendum d’autodétermination conformément aux résolutions des Nations-Unis.

Jusque-là, rappelle l’Union africaine, malgré plus de 100 résolutions, des décisions de l’Assemblée générale de l’ONU, du Conseil de sécurité de l’Organisation de l’Union africaine (OUA) devenue Union africaine, le Sahara occidental est toujours sous occupation marocaine depuis 1975.

Mais les espoirs restent vifs, surtout avec la réintégration du Maroc au sein de l’Union africaine qui donne une “merveilleuse opportunité de faire des progrès sur la question du Sahara occidental”, ont estimé les membres du Conseil. Toutefois, le comportement marocain fait voler en éclat cette ambition.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, immense étendue désertique, est en grande partie occupée par le Maroc Un cessez-le-feu supervisé par la Mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) est intervenu en 1991 suivi des accords de Houston (Etats-Unis) en 1996 débouchant sur la tenue d’un referendum d’autodétermination, duquel se dérobe Rabat, accentuant ainsi les souffrances du peuple sahraoui.

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