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Le FLN : ni candidat ni soutien

12 octobre 2019 | 20:30


Après moultes hésitations et des incertitudes politiques, le FLN vient de trancher la question de la présidentielle prévue le 12 décembre prochain. C’est à Oran que le vieux parti a décidé de mettre fin au suspense et aux tergiversations de sa direction nationale. Rompant avec la tradition séculaire du FLN, le SG par intérim, Ali Seddiki, a défendu lors de cette réunion, tenue jeudi dernier, l’option du « non choix », une sorte de neutralité équivoque par rapport aux candidatures. Selon nos informations, Seddiki a convoqué les membres de son Bureau politique, ainsi que ceux du Comité central issus des wilayas de l’Ouest, dans le cadre de ses consultations entamées depuis quelques jours sur la question de l’élection.


Ces consultations ont été décidées par Seddiki après avoir constaté l’ampleur des divisions et des divergences qui caractérisaient les appareils dirigeant du parti. C’est ainsi que ni le BP ni le CC n’ont pu se mettre d’accord sur une ligne de conduite par rapport à la présidentielle, contrairement au RND par exemple qui a connu presque la même crise interne et l’incarcération de son chef, mais qui a pu se lancer dans la course électorale en présentant la candidature de son SG par intérim, Azzedine Mihoubi.


Or, lors de cette réunion, Seddiki a défendu et pu convaincre les présents sur l’option dite de « réserve », une neutralité officiellement exprimée. Ainsi, le FLN ne soutiendra aucun candidat, comme certains de ses dirigeants et une bonne partie de sa base le voulaient ardemment. Tout le monde sait que le FLN s’est retrouvé dans une situation délicate. Certains ont opté pour la candidature de l’ex-Premier ministre Abdelmajid Tebboune, un membre déclaré du CC, alors que d’autres ont voulu prendre une revanche sur l’histoire en choisissant Ali Benflis, un ancien SG du parti et opposant au président déchu Bouteflika. D’autres encore préconisaient plutôt une autre approche, celle d’une troisième voie. Selon les assertions des proches de Seddiki, le FLN est dans une situation exceptionnelle, qui lui impose de prendre une « pause historique » en refusant de s’impliquer dans des débats électoraux, alors que les appareils et les organes du parti vivent dans l’anarchie et sont menacés de chaos organique. L’urgence pour le FLN,


selon les mêmes points de vue, est de relancer les préparatifs pour la tenue d’un congrès extraordinaire au début de l’année 2020, et dont les travaux devront désigner un nouveau Comité central, un BP et surtout élire un secrétaire général légitime et totalement accepté. Pour Seddiki, il faut mettre à profit cette période pour restructurer le parti, l’assainir et le moderniser, pour le préparer pour les futures échéances électorales (législatives et municipales) qui risquent d’avoir lieu vers la fin de l’année prochaine, voire avant.


Cependant, avec cette position, le FLN laisse ainsi à ses militants le libre choix lors du scrutin, appelant toutefois à la participation massive à ces élections, histoire de ne pas rester en marge du processus électoral.


Il faut dire que cette position de « réserve » était farouchement refusée par les caciques du vieux parti, qui ont fait des pressions énormes sur la direction actuelle.


Pour rappel, ont assisté à ce conclave outre le SG intérimaire, l’influent membre du BP Mazouzi Mustapha, Mehdi Mimoun et Zoulikha Mekki, les deux autres membres du BP issus de la wilaya d’Oran. D’anciens cadres du parti, notoirement connus pour leur soutien au cinquième mandat, étaient présents à cette réunion, comme Mir qui était directeur de campagne de Bouteflika en février dernier.


Pour rappel, le SG Seddiki avait publié, la semaine passée, une lettre adressée aux militants, dans laquelle il estimait que « le FLN ne peut se permettre de se laisser dépasser par les événements qui s’enchaînent sur la scène politique ».


Dans cette lettre publiée sur le site du parti, Ali Seddiki souligne que « la prochaine présidentielle est une étape historique, décisive dans la vie de la nation », invitant du coup « à la mobilisation de toutes les potentialités ».


« Non seulement il n’est pas permis au FLN d’être dépassé par les événements, mais il faudra que ses militants soient à l’avant-garde pour être en cohérence avec la volonté du peuple et son désir de changement et de construction d’une Algérie nouvelle, dont les fondements sont la démocratie et l’égalité sociale », dira encore Ali Seddiki.


La participation forte et effective des enfants du FLN à la prochaine présidentielle est « un devoir national dicté par la responsabilité historique du parti qui doit être partie prenante du rendez-vous électoral, dans les conditions actuelles que connaît l’Algérie », a martelé le SG par intérim.


Pour lui, cette présidentielle sera, au contraire, « l’occasion de redorer l’image du parti, issu du peuple », fustigeant « certaines parties qui cherchent à exploiter le désir de changement exprimé par le peuple pour porter préjudice au FLN ».

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