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Le FFS ou la quadrature du cercle

18 avril 2018 | 22:13
FFS Hocine Adryen

Le FFS tiendra demain un congrès extraordinaire pour désigner deux membres de l’instance présidentielle. A l’ordre du jour de cette réunion, un seul point inscrit : il a trait à la désignation de deux membres de cette structure, après le départ de Mme Ichalalène et le limogeage de Rachid Halet il y a quelques mois.

Il aura fallu attendre la démission de l’un des ténors du parti, Ali Laskri, pour s’apercevoir que le FFS est entré dans une crise existentielle qu’il a longtemps cachée. Ce responsable, qui est revenu ensuite sur sa décision, a même pris ses distances avec la ligne politique portée par le clan Chérifi-Baloul. L’instance présidentielle se retrouve aujourd’hui avec trois membres sur les cinq désignés auparavant ce qui rend nécessaire, selon l’article 48 des statuts du parti, la convocation d’un congrès extraordinaire pour élire une nouvelle instance présidentielle. « Mon retrait de cette instance implique automatiquement l’organisation d’un congrès extraordinaire sur le plan statutaire », explique Laskri dans son message. Un congrès extraordinaire qui, pour celui-ci, sera « dans l’intérêt salvateur du parti à travers l’élection d’une nouvelle instance présidentielle, ce qui va amener une « nouvelle dynamique d’espoir », dit-il. La crise au FFS ne semble nullement s’estomper. Elle s’aggrave même au fil des jours et menace jusqu’aux fondements du parti.

Malgré les tensions de plus en plus fortes, le FFS joue la carte de la sérénité. Ce nouveau coup dur vient en effet à la suite du limogeage de Rachid Halet, un responsable historique du parti. Ali Laskri est devenu membre de l’instance présidentielle en 2013, après avoir occupé le poste de premier secrétaire du parti de 2011 à 2013. Il avait déjà occupé ce poste de 2004 à 2007. Le FFS vit-il ses deniers instants de parti d’opposition ? La faute à une direction qui s’est adjugé de facto le leadership après la mort de son chef historique Hocine Aït Ahmed. Cette direction non élue mais présentée sous la forme d’un directoire mis en place depuis quelques années après la maladie de son président, a mis sous le coude tous les principes fondateurs du parti et couvert toutes les « dérives » de certains responsables qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps. Le membre de l’instance présidentielle Mohand Amokrane Chérif, qui préside la structure, a présenté par le passé une communication dans laquelle il a mis en avant les modèles de consensus politiques mis en œuvre dans des pays confrontés à des crises politiques sous le titre : « Quelle leçon pour l’Algérie ? » Il explique les expériences de certains pays démocratiques qui ont mis en pratique cette œuvre pour dépasser les clivages et les divisions au sein d’un parti ou d’une nation. Aujourd’hui, force et de reconnaître que le titre « Quelle leçon pour le FFS ? », à la lumière de ces modèles ramenés à la situation politique algérienne peut servir de leçon à son parti,

qui connaît actuellement de fortes turbulences qui risquent de le paralyser complètement. Deux clans aux visions diamétralement opposées s’affrontent pour le contrôle du parti. Le clan mené par Ali Laskri, secondé par l’actuel premier secrétaire Mohamed Djilani et de la majorité des membres du conseil national veut en finir avec la vieille garde incarnée par Mohand Amokrane Cherifi qui tient les rênes du pouvoir, empêchant tout redéploiement de la politique du parti et parasitant même le fameux projet de « consensus national », aujourd’hui relégué au second plan. Depuis l’éclatement de la crise interne, le parti vogue au gré des circonstances et semble en retrait de la scène politique et des soubresauts qui agitent le pays, réagissant parfois à coup de communiqués ou en célébrant des événements sporadiques comme ce fut le cas pour Ali Mecili, assassiné à Paris dans les années 1980. Le chef du groupe parlementaire du parti, Chafai Bouaiche, a profité de cet événement pour révéler à l’opinion publique le désaccord profond qui existe entre ces deux factions. Effectivement, cette rivalité pose plusieurs questions de fond sur les motifs des uns et des autres. Des fuites organisées font état d’une bataille de contrôle de l’appareil du parti. Le groupe de Aziz Baloul préparait la mise à l’écart de Ali Laskri et du premier secrétaire Mohamed Hadj Djilani, lors du congrès ordinaire qu’il voulait taillé sur mesure.

Cette stratégie n’a pas échappé à Ali Laskri qui a aussitôt pris les devants en annonçant sa démission de cette instance, ce qui aurait provoqué sa dissolution pure et simple, mettant dans l‘embarras la vieille garde. A travers cette démission, Ali Laskri a renversé le rapport de forces en réussissant même à retourner en sa faveur une majorité confortable au conseil national.

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