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Le FFS entame sa descente aux enfers

15 avril 2019 | 18:00
Hocine Adryen


Hakim Belahcel, qui a démissionné de son poste de premier secrétaire du FFS, est revenu ce lundi 15 avril sur sa démission à la suite du refus de l’Instance présidentielle dirigée par Ali Laskri et Mohand Amokrane Chérifi d’entériner sa décision. « Les membres de l’Instance présidentielle (IP) réunis ce jour le 14 avril et après avoir pris connaissance de la démission du camarade Hakim Belahcel, et n’ayant pas reçu la notification de l’intéressé, annoncent qu’ils comprennent parfaitement la déception du camarade Hakim Belahcel, comme ils reconnassent en lui son sens aiguisé de responsabilité.
A cet effet, l’Instance présidentielle décide, dans sa majorité, « le rejet de la démission et son maintien dans le poste de premier secrétaire du parti », annonce un communiqué signé par Ali Laskri. Hakim Belahcel a soutenu, dimanche dernier, que sa démission a été décidée « pour empêcher de ternir davantage la réputation de notre cher parti » et « non pas parce que ma nomination fut frappée d’une quelconque entorse juridique ou statutaire, puisque je rappelle que je suis nommé dans le cadre de la collégialité et fort de l’appui de trois membres sur cinq qui composent l’instance présidentielle du FFS », dans une lettre adressée aux militants et à l’opinion publique. Pourtant, il avait bien souligné le caractère d’irrévocabilité de sa décision : « C’est une décision irrévocable ! J’ai pris cette décision, dénuée de toute contrainte ou de pression afin de préserver l’unité du parti et d’éviter l’irréparable à ses militants », a-t-il écrit. Pour lui, le FFS « est malheureusement arrivé à une situation dramatique, voire chaotique ! C’est un constat amer, mais combien réel » a-t-il ajouté, mettant ainsi en relief cette période trouble qui menace l’existence même de ce parti. Par ailleurs, une résolution rendue publique par des membres dissidents du parti annonce la « révocation des deux membres de l’Instance présidentielle, Mohand-Amokrane Cherifi et Ali Laskri ». Il leur est reproché d’avoir « pris le parti en otage et usurpé la fonction de la direction nationale en rappelant que « depuis le 25 janvier, les membres sus-cités agissent d’une façon unilatérale en violation des statuts et règlements intérieurs du parti ». Ces membres, prenant acte de la démission du premier secrétaire national Hakim Belahcel, ont installé un comité de transition chargé d’assurer le fonctionnement du parti dirigé par le député de Bejaïa Mehenni Haddadou. L’un des chefs de file de la contestation, le député de Bouira Djamel Baloul, a indiqué que Laskri et l’équipe dirigeante « ont enfreint les statuts du parti et cassé la collégialité instaurée durant le congrès de 2013, durant lequel on a recouru à une direction collégiale et à une instance présidentielle.
Il n’y a aucun mot dans les textes et règlement intérieurs du parti qui parle de majorité. Il s’agit bien d’une instance collégiale composée de cinq personnes qui partagent une responsabilité solidaire. Ils sont à cinq et doivent s’entendre à cinq, ils prennent des décisions dans la collégialité et dans le consensus. S’ils n’arrivent pas à prendre des décisions, ils reviennent au Conseil national » a-t-il écrit dans un site électronique. Bahloul a aussi accusé le coordinateur de l’IP d’avoir secrètement rencontré Amar Ghoul, Ramtane Lamamra et Lakhdar Brahimi. Des jours sombres en perspective pour le plus vieux parti de l’opposition, qui vit une crise organique et morale jamais connue auparavant.
Hocine Adryen

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