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Le Brent ouvre à plus de 53 dollars

24 décembre 2018 | 18:27


L’OPEP n’arrive plus à rassurer. Personne parmi les investisseurs n’est convaincu par les annonces et les déclarations des ministres du cartel sur un éventuel retour vers l’équilibre du marché dès le début de l’année 2019. En quelques jours, la panique a gagné les cours, notamment vendredi dernier où les prix du pétrole ont atteint leur plus bas depuis 2017, à 59,79 dollars pour le Brent et à 45,13 dollars pour le WTI.


Lors de la réunion de dimanche au Koweït, des membres de l’OPAEP, organisation qui regroupe les producteurs du monde arabe, ont tenté de rassurer. Mais sans grand effet immédiat. D’ailleurs, des informations circulent sur la possibilité de la tenue d’un sommet extraordinaire de l’OPEP et de ses partenaires pour discuter d’autres modalités dans la répartition des quotas, et éventuellement d’une baisse sensible et importante dans les niveaux de production. Car, la surabondance actuelle fait du mal au marché et aux cours du baril. La majorité des producteurs, notamment les pays mono-exportateurs, souffrent de cette situation, qui s’apparente à une crise aux conséquences sociales graves. C’est le cas du Venezuela, du Nigeria ou de l’Algérie.


Hier, à défaut d’un bon rebond, c’est la stabilité qui a régné lors des échanges européens. Une stabilité qui n’a pas effacé, toutefois, les pertes massives de vendredi.


Ce lundi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 53,83 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1 cent par rapport à la clôture de vendredi.


Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance cédait 8 cents à 45,51 dollars.


Selon le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, l’excédent sur le marché était plus faible que ce qu’il était en 2017 et a estimé qu’il devrait se résorber en un ou deux mois.


"Le marché est plutôt pessimiste et ignore les annonces de l’Opep, ce qui est assez typique, mais la production devrait reculer au début de 2019, particulièrement en Arabie Saoudite", a commenté un analyste.


A court terme, les prix restent "pénalisés par la hausse des stocks aux Etats-Unis" et par "l’inquiétude


des investisseurs sur la croissance mondiale et donc sur la demande de carburant", a pour sa part souligné un autre expert.


Cependant, l’optimisme est palpable chez l’OPEP. Pour le cartel, la baisse attendue de la production au début de l’année 2019 va enrayer le recul des prix du baril.


Les prix ont reculé de 36% depuis octobre et le baril se négociait vendredi à 54 dollars en raison de craintes d’une offre excédentaire et d’une demande mondiale faible.


"Selon les chiffres dont nous disposons, nous avons un excédent d’environ 26 millions de barils, contre 340 millions de barils au début de 2017", a déclaré le ministre émirati du Pétrole.


"Je pense que nous pouvons facilement nous accommoder de cet excédent et atteindre un marché équilibré en un ou deux mois, soit au cours du premier trimestre de l’année prochaine", a-t-il dit.


Des producteurs membres et non membres de l’OPEP ont convenu au début de décembre de réduire la production de 1,2 million de barils par jour à partir du 1er janvier pour soutenir les prix.


Il y a eu une offre excédentaire au cours des derniers mois et la baisse de la production iranienne en raison des sanctions a été moins importante que prévu.


Selon les observateurs, il existe un consensus entre les producteurs membres et non membres de l’OPEP pour respecter le nouvel accord de réduction de la production pour stabiliser le marché.


La nouvelle entente est valide pour six mois et les ministres se réuniront en avril pour évaluer l’impact des réductions, a-t-il rappelé, assurant qu’en attendant, les limitations de production "arrêteront la chute des prix".


"Si la diminution de 1,2 million de barils par jour n’est pas suffisante, nous nous reverrons pour voir ce qu’il faut faire et nous agirons en conséquence".


Lors de leur réunion d’avril, les producteurs sont également invités à signer un accord à long terme pour formaliser la coopération entre membres et non membres de l’OPEP.


La nouvelle alliance prévoit une coopération plus étroite avec la Russie et d’autres producteurs non membres de l’OPEP.

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