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Le Bac 2018 en deux chiffres

26 juillet 2018 | 04:27
Aziri Mohamed Nazim Aziri


Fini l’euphorie des résultats du baccalauréat ou la tristesse pour les recalés. L’heure est au bilan.
Il n’y a pas plus plausible et plusconvaincant que les chiffres pour faire une évaluation objective dans la perspective de préparer l’avenir.
Deux chiffres sont à retenir de cette cuvée 2018. Le premier est relatif au taux de réussite des filles ; l’examen du baccalauréat réussit nettement mieux aux filles qu’aux garçons. Elles sont 65,29% à avoir décroché le fameux sésame contre 34,71% pour le sexe opposé. Le rapport est saisissant, c’est presque le double. Mais l’année 2018 n’est pas différente des éditions précédentes. Depuis quelques années déjà, les filles sont plus nombreuses à rejoindre les bancs des universités, disposant ainsi d’un niveau d’instruction nettement supérieur à celui de leurs camarades masculins.


Lorsqu’on sait que la population féminine est à peu près égale à celle des hommes, il y a lieu de se poser des questions sur l’impact de ce "phénomène" sur la structure sociale à moyen et long termes. Il est évident qu’à ce rythme l’élite de demain sera dominée essentiellement par la gent féminine. Déjà en 2015, l’ONS indiquait que les femmes ne représentent que 15,7% du nombre total des salariés, alors que 44,4% d’entre elles ont un niveau d’instruction universitaire, contre seulement 10,7% chez les salariés masculins. Avec une place importante de la femme dans la société, ne faut-il pas anticiper pour revoir certaines dispositions, voire changer les mentalités qui s’inscrivent déjà en porte-à-faux avec la réalité sur le terrain ? Combien avons-nous de recteurs femmes à la tête de nos universités ? Elles sont combien de doyennes de faculté, de responsables d’entreprise publique ? Combien de ministres femmes et dans quels secteurs ? Personne ne conteste que dans la fonction publique les femmes occupant un poste de responsabilité sont minoritaires. Elles sont 22% seulement. Pourtant, sur le plan de la législation les choses ont considérablement avancé, grâce à une volonté politique assumée sans équivoque par les pouvoirs publics. La loi algérienne ne fait pas dans la discrimination, bien au contraire, elle favorise l’intégration des femmes aussi bien dans l’emploi que dans la vie politique.
La Constitution consacre aussi la parité entre les hommes et les femmes. Autrement dit, la discrimination entre les deux sexes, quand elle existe, est beaucoup plus le résultat de mentalités nourries par un conservatisme obsolète qu’il faut impérativement changer par souci de relever les défis à venir. Le deuxième chiffre à retenir de cette session 2018 de l’examen du baccalauréat concerne le taux de réussite dans les Écoles des cadets de la nation. Il a atteint 99,07%. Des résultats prometteurs qui « reflètent l’extrême intérêt et le soutien accordés par le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire aux Écoles des cadets de la nation », selon le ministère de la Défense nationale, mais qui confirment toutefois l’importance de la rigueur, de la discipline et du sérieux qui manquent malheureusement dans certaines écoles publiques. Vraisemblablement c’est cette rigueur qui fait défaut aux garçons des écoles publiques lorsqu’il s’agit d’affronter le baccalauréat.

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