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Incontournable dans toute sortie de crise

La société civile : une force de proposition

13 juillet 2019 | 13:00
Hirak Lynda Louifi

Depuis son soulèvement le 22 février dernier, le peuple n’a pas cessé de réclamer une rupture totale avec le régime politique en place. La société revendique un nouveau mode de gouvernance, de la transparence dans la gestion des affaires publiques et surtout un Etat de droit et une justice indépendante. Des syndicats et des associations ont pris le relais et l’initiative de proposer un plan de sortie de la crise qui mine le pays.
Aujourd’hui, face à la méfiance des citoyens et la perte de crédibilité de la classe politique, la société civile a pris le relais, en se structurant et en travaillant ensemble pour trouver un compromis et sortir avec une plateforme de revendications commune. Considérée comme faible, la société civile est devenue désormais une force de proposition visant à trouver les bonnes solutions pour une sortie de crise. Le président du Syndicat national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), Meziane Meriane, a affirmé qu’au sein de la société civile son syndicat va essayer de « travailler davantage afin de trouver un compromis pour réunir toutes les sensibilités existantes sur le terrain politique ». « Notre objectif initial c’est d’essayer d’unir la classe politique sans exclusion, sauf ceux qui ont soutenu ou ont été impliqués dans la gestion politique antérieure », a-t-il insisté. Selon lui, la société civile a été à l’origine de plusieurs initiatives, dont la rencontre du 15 juin couronnée par plusieurs rencontres au préalable. M. Meriane a fait savoir que cette rencontre a abouti à la mise en place d’une feuille de route qui a fait consensus. Il s’agit, en premier lieu, d’avoir une période de transition de 6 à 12 mois gérée par des personnalités politiques, d’installer par la suite un gouvernement d’union nationale et d’organiser une conférence nationale souveraine et, enfin, de décider d’aller soit aux élections présidentielles, soit vers une constituante qui donnera naissance à une nouvelle Constitution.
Le président du SNAPEST a fait savoir que d’autres initiatives ont vu le jour comme celle du 26 où il y avait un communiqué général et celle de Rahabi organisée le 6 juillet 2019. Pour cette dernière rencontre, M. Meriane a signalé qu’il y a eu beaucoup de divergences, notamment à la fin de la conférence. « L’ordre du jour n’a pas été respecté. Il devait y avoir lecture de la plate-forme de sortie de crise de l’ensemble de la société civile, qui fera l’objet d’amendement puis une deuxième lecture. Chose qui n’a pas été faite », regrette-t-il.
Pour M. Meriane, l’Algérie vit une situation inédite et particulière, qui nécessite une solution particulière. Selon lui, la solution du problème ne consiste pas à remplacer un responsable par un autre, mais elle réside dans le changement des lois de la République et leur application stricte sans interférence et ingérence de sphères occultes, anticonstitutionnelles. Pour sa part, le chargé de communication et membre du conseil national du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Nabil Ferguenis, a tenu à affirmer que leur syndicat est une partie prenante de cette révolution où tous les Algériens ont exprimé leur refus de la politique de ce système qui a duré depuis l’indépendance. « Nous avons rejoint le mouvement dès son premier jour et on a participé à plusieurs actions dans l’Intersyndicale », a-t-il indiqué, soulignant que la révolution du sourire doit continuer et le peuple ne doit pas se laisser faire quel que soit le prix à payer. « Tout doit changer, rien ne sera plus comme avant et ce pouvoir partira. C’est une question de temps », a-t-il accentué.
Pour ce qu’est de la conférence organisée à Aïn Benian, Ferguenis a fait savoir que le SATEF est aussi parmi les rares syndicats ayant décliné l’invitation et refusé de participer à cette conférence, étant donné, dit-il, qu’elle est contre la volonté populaire. « Un dialogue qui se déroule avec des politiciens illégitimes du pouvoir et sous le contrôle des résidus du système corrompu est une trahison envers le peuple et ses martyrs », a souligné le syndicaliste.
Par ailleurs, et concernant la revendication du peuple d’un Etat civil et non pas militaire, Ferguenis a tenu à rappeler que le militaire à une fonction et une noble mission, celle de protéger et de défendre le pays, alors que le civil à un rôle très simple, celui de gérer le pays sous certaines conditions et d’assurer le suivi et le contrôle populaire pour une durée déterminée. Pour lui, la stabilité du pays a besoin de ces deux composantes, car chacune à ses règles de fonctionnement. D’où la nécessité, dit-il, d’opter pour un conseil de transition composé de sages et de jeunes issus du civil et de l’armée pour préparer à court terme (une année) les élections et mettre en place une nouvelle Constitution.

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