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La rue continue de gronder à Béjaïa

9 avril 2019 | 18:30
De Béjaïa, N. Bensalem

Plusieurs manifestations ont été enregistrées ce mardi dans le chef-lieu de Béjaïa. Les manifestants ont saisi cette occasion pour réagir de manière très critique à la désignation de Abdelkader Bensalah comme chef de l’Etat pour une durée de 90 jours après la réunion des deux Chambres du Parlement qui ont déclaré la vacance du poste de président de la République en application de l’article 102 de la Constitution. Les manifestants, issus de différents secteurs, ont décrié la désignation de ce visage du système et exigé le respect de la volonté du peuple par l’application des articles 7 et 8 de la Constitution comme annoncé il y a deux semaines par le chef d’état-major de l’armée. C’est ainsi que les retraités sont revenus à la charge et ont investi le boulevard de la Liberté depuis le siège de la maison de la Culture jusqu’au siège de la wilaya. Brandissant des banderoles, des pancartes, et l’emblème national, les retraités ont scandé des slogans hostiles au régime politique en place depuis plusieurs décennies, et aussi des slogans contre le détournement des richesses nationales et leur bradage : « Système dégage ». Ils ont également décrié la désignation de Bensalah comme chef de l’Etat, refusant catégoriquement que ce dernier conduise la transition, comme ils ont scandé des slogans hostiles à tous les représentants du système ainsi qu’au gouvernement Bedoui, entre autres. De leur côté, les étudiants ont investi la rue par milliers, scandant eux aussi des slogans anti-pouvoir et l’encontre de Bensalah et réclamant « la primauté du civil sur le militaire et une transition sans les figures du régime en place », lit-on sur des banderoles et pancarte. Des centaines de travailleurs et enseignants de l’université ont marché aux côtés des étudiants jusqu’au siège de la wilaya où un grand rassemblement a été tenu sur place. Pour rappel, les étudiants ont décidé après une grève plusieurs jours, de reprendre les cours lors d’une assemblée générale tenue avant-hier. Cependant, les nouveaux développements intervenus sur la scène politique dans le pays semblent irriter les étudiants qui réagiront sans doute par de nouvelles actions dans les jours ou les heures à venir. Les travailleurs du secteur de l’éducation, notamment les corps communs et ouvriers professionnels, ont également manifesté hier réclamant eux aussi « le départ du système ». Les robes noires sont entrées en grève et ont décidé de boycotter les audiences en signe de solidarité avec leur collègue Salah Dabouz après son arrestation ces derniers jours. Une marche pacifique a été conduite aussi par les travailleurs du secteur des services économiques pour demander, notamment, le départ du secrétaire général de la centrale syndicale UGTA Sidi Saïd, et le départ du régime. Notons enfin que la grève de trois jours à laquelle a appelé la confédération des forces productives a été relativement suivie hier dans son dernier jour. Plusieurs secteurs étaient toujours en grève, mais certains ont repris tels que le secteur de l’éducation et la formation, entre autres, suite aux appels de plusieurs parties et des parents d‘élèves notamment, à rompre cette action.

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