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La police judiciaire : 52 crimes de sang perpétrés en trois mois

7 mai 2017 | 22:15
Sofiane Abi

Les éléments de la police judiciaire, avec la collaboration des brigades de police scientifique et technique relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), ont traité et élucidé 52 crimes de sang au cours des trois premiers mois de l’année en cours, en plus de l’arrestation de 152 personnes impliquées, entre auteurs et complices, a annoncé hier la DGSN.

Les bagarres et les provocations sont souvent les causes de meurtres. Sur ce plan, la DGSN a indiqué qu’elles représentent 46,15% des affaires traitées.

D’autres crimes de sang qui ont eu lieu au cours de la même période ont été commis par des femmes en état d’ébriété au moment de leur forfait, explique la DGSN. Cette cause ayant engendré plusieurs victimes représente 15,38% selon la DGSN.

Par ailleurs, la direction des relations publiques auprès de la DGSN a rappelé le rôle important du citoyen dans le traitement des affaires de meurtres. Selon la Sûreté nationale, grâce à leur coopération, 23 crimes de sang ont été dénoncés par des citoyens, ce qui a permis d’identifier puis d’interpeller les auteurs et leurs complices.

Mille crimes en cinq ans

Les criminels usent de techniques mafieuses dans le but de brouiller les pistes. Les corps des personnes assassinées dans des règlements de compte entre gangs sont brûlés afin de ne laisser aucune trace exploitable par les enquêteurs de la police scientifique.

En l’espace de cinq ans (entre 2012 et début 2017), les brigades criminelles de la DGSN et de la Gendarmerie nationale ont traité plus de 1000 affaires de meurtres perpétrés par des auteurs et leurs complices souvent agissant en bandes qui se livrent des batailles rangées.

Les corps des victimes sont souvent incinérés pour brouiller les pistes. Ce phénomène est apparu il y a moins de trois ans. Ce nouveau mode d’emploi est inspiré des films hollywoodiens.

Ainsi, quelque 200 cadavres brûlés ont été découverts par les enquêteurs des brigades criminelles de la police judiciaire relevant de la DGSN et aussi des sections de recherche de la Gendarmerie nationale.

D’un point de vue géographique, dix wilayas du pays – dont Alger, Blida et Oran – ont été à elles seules le théâtre de 60% des meurtres commis depuis 2012. Le crime de sang représente deux tiers des affaires. Ainsi, en 2012, les règlements de comptes avaient fait quelque 200 morts dans le pays, dont 35 à Alger.

L’année suivante, le nombre d’affaires liées aux meurtres a augmenté pour atteindre les 250 cas. La série noire des assassinats dans plusieurs régions du pays vient de s’enrichir d’un nouvel épisode. La police, tout comme la gendarmerie, ne cesse de relever le nouveau mode opératoire utilisé par les malfaiteurs.

Empreintes digitales

Il est clair qu’aujourd’hui les malfaiteurs s’inspirent de techniques en vigueur dans les pays les plus touchés par les meurtres, dont la France, particulièrement à Marseille et Paris où le phénomène a battu des records.

Toutefois, malgré cela, la police scientifique a réussi à identifier les malfrats grâce aux nouveaux équipements acquis par la DGSN et la Gendarmerie nationale dans le cadre de la lutte contre le crime organisé.

L’identification de victimes calcinées est rendue possible grâce aux autopsies faites par la police scientifique, mais aussi grâce aux empreintes digitales et autres objets laissés par les meurtriers sur les scènes de crime.

A titre d’exemple, en septembre 2012, deux cadavres découverts (un avocat et un homme d’affaires) découpés et brûlés, l’un à Zéralda et l’autre à Bordj El Kiffan, avaient été analysés par les gendarmes enquêteurs comme un acte de représailles, alors qu’il était pratiquement impossible au début de l’enquête d’identifier les corps.

Toutefois, après les résultats obtenus par l’Institut national de criminalistique et criminologie (INCC), l’auteur du double assassinat a été identifié et arrêté : c’était un ami des défunts. Outre les règlements de comptes pour trafic de drogue, les policiers et les gendarmes n’écartent pas, dans des cas similaires, un crime passionnel « maquillé » pour brouiller les pistes. 

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