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La mort d’Abdelaziz signifie-t-elle la fin du statu quo ?

3 juin 2016 | 19:51
D. Z.

La succession de feu Mohamed Abdelaziz est officiellement ouverte dans les rangs de la présidence de la RASD et du secrétariat général du Polisario.

Selon les observateurs, les trois candidats « présidentiables « n’ont nullement l’intention de changer la ligne politique prônée depuis plus de 40 ans par le charismatique Abdelaziz. 

« Ils seront amenés à appliquer la feuille de route de leur prédécesseur, en dépit d’un sentiment de frustration qui prend de l’ampleur chez les jeunes sahraouis », relève un spécialiste du Sahara occidental, ajoutant que le futur locataire de la Présidence aura fort à faire avec les soldats de l’ALPS qui veulent en découdre avec l’occupant marocain.

Après les 40 jours réglementaires quI autoriseront Mohamed Khatri, le président du Conseil national sahraoui (équivalent de notre APN), à gérer les affaires courantes de la RASD, les Sahraouis devront choisir entre Mohamed Lamine Bouhali, ex-ministre de la Défense, Bachir Mustapha Sayed, le frère du fondateur du Polisario, ou l’actuel Premier ministre de la RASD Abdelkader Taleb Oumar.

Ces sont les principales têtes d’affiche qui ont en commun « une bonne culture d’Etat », relève une source diplomatique à Alger. Il est fait mention en effet que l’ »harmonie et la convergence de vues » sont des valeurs communes à ces trois hauts responsables du Polisario, qui sont par ailleurs très au fait des dossiers en rapport avec les instances internationales, notamment l’ONU et les services du représentant spécial de Ban Ki-moon pour le Sahara occidental.

Les analystes s’attendent cependant à ce que la copie soit probablement revue en ce qui concerne « la gestion du statu quo, qui n’a que trop duré « , commente-t-on chez « les amis de la cause sahraouie « .

En 1991, les sahraouis ne cachaient pas leur espoir, suite à un cessez-le-feu et la promesse d’un référendum dans le cadre d’un plan de règlement onusien, d’accéder à l’indépendance. La Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), créée dans ce but, avait pour mission d’organiser « rapidement » un référendum au Sahara occidental, tout en assurant la paix entre le Front Polisario et le Maroc.

Il était question de demander aux sahraouis s’ils souhaitaient évoluer sous le drapeau marocain ou bien vivre libres, souverains et indépendants. Les négociations engagées en 1991 entre le Maroc et le Polisario sont aujourd’hui au point mort, en dépit d’une tentative de revivifier le dossier en 2007.

Depuis, l’occupant marocain campe sur ses positions selon lesquelles le Sahara occidental devra rester « Marocain », et le maximum que « le Makhzen puisse offrir » (sic) à ce pays injustement occupé reste une humiliante autonomie.

La jeunesse sahraouie, ostensiblement soutenue par l’ALPS qui, faut-il le rappeler, a organisé un imposant défilé militaire en mars 2016 dans les territoires occupés, acceptera-t-elle encore le statu quo une fois le prochain Président installé ?

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