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La mobilisation intacte chez les étudiants

8 mai 2019 | 00:02
manifestations Aziza Mehdid

Malgré la chaleur et la soif, les étudiants étaient encore des milliers à marcher ce mardi à Alger-centre. Leur message en ce mois de ramadhan est de rester mobilisés et de ne pas lâcher prise, en vue de dégager le système. Les étudiants, venus de plusieurs universités, scandaient les mêmes mot d’ordre : « Samidoune samidoune lilissaba rafidoune » (nous sommes déterminés, nous sommes déterminés, nous refusons la bande), « Halou l’bibane, khalou taleb ybane » (Ouvrez les portes, laissez l’étudiant se manifester). Malgré les dispositifs sécuritaires drastiques visant à limiter le tracé et contenir les marches estudiantines, la foule imposante des étudiants a pu franchir plusieurs cordons sécuritaires de manière pacifique, à l’exception de « petites escarmouches » entre policiers et manifestants devant la faculté centrale. Pour les forces de l’ordre il n’était pas question de passer par la place Audin et le tunnel des facultés. Les étudiants ripostaient en huant, en sifflant et en répétant « Massira toulabiya machi irhabia » (marche estudiantine et pas terroriste) …

Parmi les revendications phare de cette 11e manifestation, le rejet de l’élection présidentielle du 4 juillet. « makache intikhabate ya el3issabet » ( pas d’élections, bande des voleurs ), entonnaient les foules à tue-tête. A ce propos on pouvait lire sur l’une des pancartes « message à Bensalah, Non aux elections du 4 juillet », ou encore « samidoune samidoune li mouselssel 4 juillet moukati3oune » (nous sommes résolus, nous boycottons le feuilleton du 4 juillet).

Rencontré sur place, Rahim, étudiant à l’Université de Bab Ezzouar, nous a livré ce témoignage : « Nous avons promis de sortir pendant le mois de ramadhan, d’où notre présence aujourd’hui sur le terrain. » « Notre combat se poursuit jusqu’à la satisfaction des revendications du peuple. Il faut que la bande parte », enchaîne-t-il. Pour Wissem, étudiante en médecine, le maintien de la mobilisation est de mise et il faut la consolider par l’organisation au niveau des universités. « Il nous faut du temps pour arriver à une structuration du mouvement populaire et dégager des représentants. Nous ne voulons pas que les choses se déroulent dans la précipitation, car cela permettra au système de se régénérer et de perdurer », ajoute-t-elle. En revanche, ce que le peuple demande c’est le changement radical, à commencer par les têtes apparentées au régime contesté et qui sont toujours là. « Le dialogue auquel appelle le chef de l’Etat et l’institution militaire doit se faire avec les parties concernées et dans la transparence et la bonne foi », fait observer cette étudiante. Parmi les slogans brandis par les marcheurs, « Talib yourid chakhssiya tawafokia » (L’étudiant demande une personnalité consensuelle ), « Noutaleb bidjzair horra democrtiya » (nous revendiquons une Algérie libre et démocratique)…

Il est à signaler que hormis les artistes, la corporation universitaire est la seule parmi les autres secteurs qui continue à se mobiliser et tente de se structurer pour pouvoir participer au dialogue et transmettre les préoccupations de la famille universitaire et celles du peuple de manière générale.

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