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La migration clandestine, entre passion et bon sens

22 mai 2018 | 02:40
Aziri Par Mohamed-Nazim Aziri

Faut-il, au nom des droits humains, encourager les mouvements migratoires ? C’est là une question qu’un bon nombre d’ONG ne jugent pas nécessaire de se poser, s’inscrivant ainsi dans une conception monolithique et rigide de la question migratoire, alors que celle-ci est une problématique complexe où la dimension humaine est un paramètre majeur, mais pas le seul.

Quelles sont les priorités d’un État quand il élabore sa politique migratoire ? Qu’il soit l’État algérien ou un autre, il s’agit principalement de maîtriser les flux d’étrangers (flux constant d’environ 500 migrants/jour au minimum vers l’Algérie), de garantir la sécurité de ses citoyens et d’assurer l’équilibre de son économie.

Une approche légitime, d’autant plus que les conditions ayant servi à l’élaboration des textes et des conventions internationales changent en fonction des conjonctures et des enjeux qui en découlent.

En Algérie, la question est d’abord d’ordre juridique, les conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers sont régies par la loi 08-11 du 25 juin 2008.

L’Algérie a ratifié pas moins de 38 textes entre conventions, chartes et protocoles relatifs aux droits de l’homme et affaires humanitaires. Elle est aussi, et depuis 2005, l’un des pays qui ont ratifié la convention des Nations Unies sur les droits des migrants. Ce qui n’est pas le cas des États occidentaux qui développent une approche ambiguë. Ils ne souhaitent pas que des traités internationaux « interfèrent avec leurs politiques migratoires, qu’ils considèrent comme une problématique strictement nationale ».

Pourquoi priver l’Algérie de ce droit souverain ? Pour l’instant, il est clair que la migration africaine d’origine subsaharienne occupe une place dominante dans les discours politiques et médiatiques. C’est d’ailleurs dans ces deux espaces fortement enclins à la passion et à la subjectivité que l’on assiste à l’entrée en jeu des dualismes : pouvoir et opposition, pouvoir et société civile, voire pouvoir et ONG internationales, dont le rôle et les objectifs sont souvent fumeux. 

Ce n’est un secret pour personne qu’un grand nombre d’ONG sont un prolongement logique de la politique néocoloniale de certains pays occidentaux et de leurs politiques expansionnistes.

La problématique de la migration est donc indissociable des dimensions sécuritaires et économiques d’un État. Dans ce cas, l’Algérie n’a-t-elle pas le droit de connaître l’identité des individus qui traversent ses frontières ? N’a-t-elle pas aussi le droit de s’inquiéter des conséquences d’un phénomène migratoire investi dans des réseaux bien connus par le banditisme, le terrorisme, la criminalité et la subversion ?

À en croire les déclarations d’un responsable du ministère de l’Intérieur, le réseau des passeurs d’Agadez (Niger), qui travaille dans la destination Libye et Algérie, a un revenu équivalent à 140 millions d’euros par mois, relevant que cet argent est recyclé dans la contrebande, le terrorisme et la subversion.

N’en déplaise donc à ceux qui font de la condition humaine un fond de commerce, il est évident que le « traitement positif de la migration et de l’asile requiert l’adoption d’une approche globale qui s’intéresse aux différents aspects de ces phénomènes liés à la sécurité, aux droits de l’homme et aux principales causes à l’origine de ces phénomènes ». C’est du moins la position de l’Algérie exprimée lors de la 138e Assemblée générale de l’Union interparlementaire tenue récemment à Genève.

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