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La laiterie « Le Semeur » souhaite produire du lait pasteurisé

6 janvier 2019 | 20:24
productionTizi-Ouzou Saïd Tissegouine

Si le lait de vache cru possède des propriétés plus nutritives que le lait pasteurisé obtenu à partir de la poudre de lait industrielle, il n’en demeure pas moins qu’avec la crise économique que traverse le pays, celui-ci est beaucoup plus demandé par le consommateur que le lait cru de vache.

Et pour cause : le berlingot de lait pasteurisé coûte 25 DA alors que le lait de vache cru coûte 50 DA le berlingot, soit le double. Aussi, bon nombre de laiteries spécialisées dans la production et la commercialisation du lait cru de vache souhaitent, si ce n’est pas la totale reconversion, faire expansion de leurs chaînes productives vers le lait pasteurisé, c’est-à-dire le lait obtenu avec la poudre de lait, un produit laitier subventionné. C’est le cas de la laiterie Le Semeur. Cette entreprise, créée en 2012 et entrée en production en 2017, avait obtenu l’agrément de produire du lait de vache cru et des produits dérivés comme les fromages et les yaourts. Un an et demi à peine après son entrée en production, la laiterie Le Semeur éprouve des difficultés à poursuivre sa mission car avec sa collecte moyenne journalière de lait de vache, qui est de 8 395 litres, elle n’est qu’à 7 % de sa capacité réelle de production. Sa main-d’œuvre est composée d’une cinquantaine d’employés.

Le gérant de Le Semeur, Hamid Ramdane, estime que les capacités réelles de son entreprise, vu les équipements modernes dont elle est dotée, peut atteindre une production journalière de 120 000 litres et augmenter la main-d’œuvre jusqu’à 200 personnes. Toutefois, Hamid Ramdane, dans une correspondance adressée aux services du Premier ministère, et dont nous détenons une copie, conditionne cette production de 120 000 par jour et 200 emplois par l’obtention d’une autorisation d’acquisition du lait en poudre pour produire le lait pasteurisé et le vendre à 25 DA le berlingot. Le gérant de la laiterie Le Semeur n’est certainement pas motivé par le sentiment d’altruisme, mais tout bonnement par la logique économique et commerciale. En effet, la mise sur pied de la laiterie Le Semeur et son entrée en production le 4 juin 2017 n’ont été possibles que grâce à l’apport bancaire qui était d’un montant de 250 767 804 DA, soit un taux de 80 % du montant général des investissements.

Dans sa correspondance aux services du premier ministère, Hamid Ramdane note, en guise de plaidoyer, que « la dotation de notre société en poudre de lait atténuerait la forte demande en lait pasteurisé de 25 DA, consommation de base de la population, assurerait la création de plusieurs postes d’emploi directs et indirects et augmenterait considérablement nos chiffres d’affaires et nos bénéfices, ce qui nous permettrait le remboursement, dans les délais, des divers crédits contractés ». Dans le dernier paragraphe de la correspondance, son rédacteur insiste sur le fait que l’octroi d’un quota de lait en poudre assurerait même « la survie » de l’entreprise. Notons enfin que le cas de la laiterie Le Semeur prouve clairement que l’écrasante majorité des Algériens ne peut se permettre le lait cru de vache quand bien même ses qualités nutritives et nutritionnelles sont reconnues de toutes et de tous.

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