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La gloire de l’homme, de l’histoire et de la terre

7 janvier 2019 | 20:23
Ghardaia Aissa Hadj Daoud


La célébration, le 6 janvier, du nouvel An amazigh (yennayer) 2969, évoque en une myriade de couleurs, de plats et de senteurs, donnant à voir un kaléidoscope d’images et de perceptions sur un calendrier fort atypique. Puisant ses sources dans une histoire pluriséculaire, elle a su, par ses charges symboliques, tenir tête à l’érosion des temps.


Cette célébration, organisée cette année par l’Association nationale de la jeunesse cultivée, bureau de Ghardaïa, s’inscrit dans le cadre de la valorisation des coutumes et traditions amazighes profondément enracinées dans l’histoire.


La wilaya de Ghardaïa, en collaboration avec plusieurs associations de la culture amazighe du M’zab a organisé, dimanche matin, à la grande salle de conférences de la wilaya, une belle cérémonie à l’occasion de l’avènement du nouvel an amazigh 2969, qui coïncide avec le 6 janvier du calendrier grégorien.


La célébration de yanayer, une tradition établie dans la culture algérienne, est associée à des rituels qui varient selon les coutumes et les traditions propres à chaque région, a indiqué le wali, Azzedine Mechri, dans une allocution d’ouverture au nom de l’union entre les citoyens et celui de la tolérance. Y ont pris part le comité d’organisation de cette cérémonie ? des acteurs amazighs actifs dans les domaines de la culture, de l’art et des médias ainsi que des personnes intéressées par la chose amazighe.


Cette célébration s’inscrit dans le cadre aussi de la réhabilitation d’une partie intégrante de l’identité culturelle algérienne, caractérisée par sa diversité linguistique, a-t-il dit. Il a noté que, de ce fait, une grande partie du milieu associatif et des établissements publics célèbrent cet avènement tout en mettant en relief ses significations symboliques culturelles et historiques.


Plusieurs appellations désignent cet événement, commémoré également dans d’autres régions à travers les quatre coins du pays, reflétant ainsi l’attachement de l’homme amazigh à son histoire, à sa terre et à ses richesses culturelles. Cette manifestation, célébrée annuellement par l’Algérie, est organisée à Ghardaïa, cette année, sous le signe « Merci à la gloire de nos hommes et à notre terre mère ». Au programme, de nombreuses conférences sur la culture amazighe, des spectacles exécutés par des troupes artistiques et folkloriques, un gracieux tournoi de quilles traditionnelles, dit « tahjourte », ainsi qu’une belle exposition illustrant les anciens métiers, les coutumes et les mets traditionnels propres à la région du M’zab et confectionnés pour la circonstance.


Le Nouvel an amazigh, appelé également « yannayer », « ikhef n’Ousggas », est une tradition ancienne, ancrée particulièrement en Afrique du Nord, qui remonte à l’an 950 av. J.-C. Selon les anthropologues, les sources historiques de « yennayer » sont multiples et revêtent plusieurs dimensions symboliques. Certains historiens le font remonter à l’accession du roi amazigh Chichong au trône pharaonique après sa victoire contre Ramsès III, en 950 av. J.-C., mais pour d’autres, il correspond au « calendrier agricole » qui marque l’attachement des Amazighs à leur terre.


La célébration du nouvel an amazigh symbolise surtout le premier jour du calendrier agraire et prend, toute sa dimension dans la relation qui l’unit au travail


de la terre, le cycle des saisons, célébré par des rites et des coutumes qui témoignent d’une communion étroite entre les éléments naturels qui garantissent la vie de l’homme sur terre, ont indiqué dans leurs interventions plusieurs conférenciers. Ils ont également souligné le caractère festif de la célébration de « yennayer ». Il recèle en effet des coutumes, des pratiques et des rituels culinaires qui diffèrent d’une région à l’autre. « Comme le veut la tradition, au sein des familles, plusieurs dîners collectifs à base de sept types de céréales, sont organisés dans une ambiance de fête, avec le souhait que la nouvelle année agricole apporte espoir et richesse ».


La célébration de yanayer marque la mémoire commune du peuple algérien et révèle sa relation avec l’agriculture, considérée comme une source de vie. Elle va de pair avec l’essence même de l’officialisation de la langue amazighe, en vue de promouvoir la culture amazighe. D’ailleurs, c’est dans ce contexte que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, classé le nouvel an amazigh comme patrimoine immatériel universel, en tant que tradition ancestrale et en tant que fête nationale en Algérie.

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