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La fédération du FFS dénonce « un comportement scandaleux »

29 mai 2018 | 01:24
FFS N. Bensalem

Le président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa, M’henni Haddadou, a été victime d’une mésaventure ce dimanche à l’aéroport Abane-Ramdane.

Parti récupérer un bagage égaré, il a été « malmené » scandaleusement par des policiers. Il a été arrêté pour une vérification de papiers mais a décidé de signaler le véhicule, pourtant connu. La police décide de confisquer les papiers du véhicule. En réaction, le président de l’APW, issu du FFS, décide d’abandonner le véhicule sur place et rentre chez lui en empruntant le bus. Les policiers ont poursuivi le bus et l’ont intercepté pour évacuer ensuite le P/APW, relate-t-il. Conduit au bureau de la police des frontières (PAF), il refuse d’entrer après plusieurs minutes d’échanges acerbes. Le président de l’APW quitte les lieux avec un de ses compagnons laissant le véhicule de l’APW sur le parking. L’affaire s’est rapidement ébruitée. Trois députés issus du FFS du RND et des indépendants ont décidé d’apporter leur solidarité au P/APW et d’autres militants s’y sont joints pour dénoncer « des dépassements graves à l’encontre d’un élu du peuple qui est, de surcroît, deuxième personnalité de la wilaya ». De nombreux observateurs ont condamné le comportement des policiers jugé comme « un excès de zèle ».

Le P/APW a indiqué à la presse qu’une session extraordinaire sera convoquée à ce sujet et sera élargie aux élus locaux. Pour sa part, la Fédération FFS de Béjaïa dénonce avec « la plus grande fermeté ces comportements inacceptables et indique que « le président de l’APW se réserve le droit de déposer plainte ». Dans une déclaration qui nous a été transmise, on relève que « la fédération FFS de Béjaïa s’élève avec force contre les comportements inadmissibles des fonctionnaires de police qui abusent des pouvoirs que leur confère leur fonction pour humilier les citoyens ordinaires autant que leurs élus ». Pour les rédacteurs du document, « en aucun cas l’exercice de vérification de l’authenticité des documents d’un citoyen ou d’un véhicule ne doit donner prétexte à une humiliation et au harcèlement comme l’a vécu, à ses dépens, le président de l’APW de Béjaïa le samedi 26 mai à l’aéroport Abane-Ramdane. Le FFS de Béjaïa estime qu’« une part non négligeable du climat exécrable qui règne dans le pays tient à cette gestion par le mépris et la violence ».

« Aucun égard pour le citoyen ni pour l’élu qui le représente de la part de certains fonctionnaires zélés, qui confondent vigilance, arrogance et violence », fait-on observer. Et d’ajouter : « Au moment où les pouvoirs publics prétendent être la cible de campagnes étrangères concernant leur respect des droits de l’homme, la banalisation scandaleuse des comportements comme celui qui a ciblé notre président de l’APW est le premier ennemi de la crédibilité des institutions et de l’image du pays. » Notons que des échauffourées ont éclaté dans la nuit de vendredi dernier à Tazmalt suite à un rassemblement de citoyens et militants qui commémoraient l’anniversaire de l’assassinat des jeunes Hamza Ouali, Ben Abderrahmane Menad et Agri Ali durant les événements du Printemps noir d’avril 2001. Des personnes ont été tabassées par la police. On dénombre parmi eux des blessés dont l’adjoint au maire, Saddek Berkane.

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