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La diaspora algérienne en lieu et place du FMI

7 juin 2016 | 19:05
Djamel Zerrouk

Le Collectif ‘’NABNI’’ estime que si l’Etat doit un jour s’endetter à l’international, il pourrait le faire d’abord auprès des citoyens de la diaspora, comme d’autres pays l’ont fait avant nous, notamment le Liban.

« L’appel à des sources de financement originales via des obligations d’Etat en euro ou autres devises, ouvertes à la diaspora algérienne, serait une bonne façon de soulager les comptes publics et d’impliquer les algériens du monde dans le développement économique et social de leur pays », recommande le think tank algérien, laissant entendre que la voie du FMI serait peu recommandable.

NABNI, qui compte dans ses rangs des patrons d’entreprises dans divers secteurs (industrie, banques et assurances, services…) ainsi que des analystes, experts et universitaires de renom, suggère néanmoins un « retour prudent à l’endettement ».

« Il nous faudra revenir prudemment à l’endettement soutenable, même externe s’il le faut », conseille NABNI dans un communiqué renferment une batterie de suggestions faites à la tripartite qui de vient de se tenir autour du Premier ministre Abdelmalek Sellal. Pour NABNI, l’heure n’est plus à espérer une remontée des cours du baril.

« Sans réforme de notre modèle rentier, le pays court à sa perte, économiquement et socialement. « L’intervention de bailleurs de fonds étrangers sera inévitable et nous risquons de nous voir imposer des changements brutaux que nous aurions pu opérer plus tôt et de manière graduelle, sans coûts sociaux excessifs », avertit-il.

Et de s’appuyer sur des données peu reluisantes : « Notre déficit commercial devrait frôler 30 milliards de dollars en 2016, engendrant un tarissement de nos réserves en devises en 2019. Le déficit budgétaire devrait s’établir à l’équivalent de 30 milliards de dollars en 2016 soit à 15% du PIB.

L’inflation frôle les 5% et l’impact sur les prix de la (nécessaire) dévaluation du Dinar risque de se faire sentir davantage, la croissance et les exportations hors hydrocarbures stagnent et le chômage est en hausse à 11,2%, en particulier chez les non-diplômés et les jeunes (30%) ».

NABNI n’omet pas pour autant de proposer des solutions « à même de sauver le navire Algérie », en appelant à la mise en place « urgente » d’une ‘’Delivery Unit’’ au niveau de la Présidence ou du Premier ministre, dotée de ressources importantes, tant humaines que financières, et disposant d’une autorité politique suffisante pour piloter la mise en œuvre des réformes clés.

« Cela constituerait un véritable signal de volonté de réforme ». Il appelle par ailleurs à préparer « dès maintenant » l’avenir en améliorant la formation de nos élites administratives en créant une école de formation de haut niveau en matière de conception et de mise en œuvre des politiques publiques.

Cette école, « ô combien indispensable » aura à attirer les talents algériens de tous bords et de tous profils afin qu’ils contribuent au renouveau de l’administration publique et insufflent de nouvelles pratiques aptes à transformer l’action publique. NABNI ajoutant qu’il faut aussi en urgence « Instituer la transparence comme socle de l’efficacité de l’action de l’Etat » et de sa redevabilité, notamment par « l’évaluation indépendante de ses politiques ». 

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