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La Libye, retour à la case départ ?

2 septembre 2018 | 16:30
Aziri Mohamed-Nazim Aziri

Les derniers événements survenus dans la ville de Tripoli en Libye n’augurent rien de bon pour ce pays et ses citoyens en proie à une guerre civile qui n’en finit pas et risque de peser lourdement sur l’avenir de la région à court et moyen termes.
En effet, les violents combats entre milices rivales, qui ont éclaté depuis une semaine au sud de la capitale et fait au moins 27 morts et plus de 100 blessés, dont beaucoup de civils, plongent les observateurs les plus optimistes dans le doute. Ils démontrent encore une fois qu’« en dehors du dialogue et de la réconciliation nationale », il ne faut pas espérer voir une paix durable s’installer dans ce pays.
C’est d’ailleurs la position de l’Algérie, exprimée par son ministère des Affaires étrangères et qui a au moins trois atouts non négligeables pour convaincre de sa pertinence : d’abord son expérience avec la réconciliation, ensuite sa maîtrise des mécanismes de lutte contre le terrorisme et ses modes de fonctionnement, et enfin sa connaissance profonde de la scène sociopolitique libyenne que lui confèrent entre autres la proximité géographique et les similitudes culturelles. Cela sans parler de l’expérience diplomatique algérienne dans le règlement des conflits sur le continent africain notamment.

Partant de ce principe, une question alors s’impose : peut-il y avoir dialogue et réconciliation entre Libyens quand la condition la plus importante est absente, à savoir le caractère inclusif des initiatives ? Car il faut se rendre à l’évidence que la vraie problématique de la crise libyenne n’émane pas seulement de sa géopolitique, mais plutôt des interférences étrangères de grandes puissances et leurs sous-traitants qui minent les efforts de paix, comme c’est le cas pratiquement dans tous les conflits complexes à travers le monde en Afrique particulièrement. À cela s’ajoute l’incapacité de L’ONU à imposer toute initiative émanant de ses instances, laissant ainsi le champ libre aux conflits d’intérêts entre les sphères d’influence qui se disputent le pétrole libyen.

Il faut admettre par ailleurs que depuis la conférence de Paris, qui a réuni les différents acteurs, les plus influents surtout, la scène libyenne n’a pas connu de grandes avancées, ni sur le champ politique et encore moins sur le plan sécuritaire. Les récents affrontements à Tripoli le démontrent si bien et l’on se demande si l’approche du rendez-vous électoral, décidé précipitamment lors du sommet parisien, ne provoque pas plutôt une course déloyale de leadership entre les différentes parties, au détriment des équilibres internes. Car en l’absence d’un cadre politique serein et apaisé et d’un dialogue inclusif inter-libyen, les armes se feront de plus en plus entendre et continueront à alimenter une précampagne incertaine pour des élections qui finiront peut-être par ne plus avoir lieu.

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