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La Gendarmerie modernise son plan contre la cybercriminalité

24 mai 2016 | 22:06
F. Sofiane


Organisé sous l’égide du Général de corps d’armée, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Gaid Salah, le séminaire international sur la cybersécurité a vu la participation de nombreux gendarmes experts algériens et étrangers en cybercriminalité.


L’objectif du séminaire : affiner le plan d’action de lutte contre le crime électronique en Algérie. Le séminaire international sur la cybersécurité portant sur le thème « Cyberespace : enjeux et défis « a ouvert ses ateliers hier, au Cercle militaire de Béni Messous à Alger avec la participation des gendarmes experts algériens et étrangers.


Etaient présents également à ce séminaire, le général-major Menad Nouba, commandant de la Gendarmerie nationale, le ministre de l’Intérieur, de la Justice, des Postes et des Technologies de l’information et celui de la Communication, les généraux majors et généraux, les représentants des délégations étrangères, les experts en cyber-sécurité, les représentants des institutions et entreprises civile ainsi que les représentants des structures du ministère de la Défense nationale.


L’importance de l’événement a vu également la participation des experts étrangers venus de différents pays, notamment des experts américains, français, belges, britanniques, espagnols, canadiens, autrichiens, irlandais, italiens, hollandais, tunisiens et jordaniens.
Ce panel d’experts témoigne de l’importance du débat pour ces experts, algériens et étrangers, qui ont analysé la cybersécurité face aux multiples menaces induites par la technologie actuelle, Internet.


L’émergence des organisations djihadistes sur la Toile, qui recrutent des jeunes djihadistes, mais également l’agissement dangereux des réseaux de trafic d’armes, de drogue sur Internet, auxquels s’ajoutent les autres crimes, économiques notamment, et aussi la pédophilie, le harcèlement sexuel, étaient autant des sujets débattus entre des gendarmes experts algériens et leurs homologues étrangers à travers des ateliers.


L’objectif est d’affiner un plan d’action spécialement conçu pour contrer la criminalité sur la Toile, dont la Gendarmerie nationale est en préparatif.


Dans son allocution, le général-major, Menad Nouba, a déclaré que le déroulement de ce séminaire, qui se veut un espace étendu de débat et d’échanges entre les différents intervenants, spécialistes et experts en cyberspace, vient réaffirmer la volonté de la Gendarmerie nationale d’adhérer pleinement à l’édification de la « société de l’information « , que l’Algérie s’y est engagée résolument.


Le Commandant de la Gendarmerie nationale a rappelé à l’assistance les menaces que représente la cybercriminalité sur les personnes et les entreprises et même parfois sur les institutions des États.


« Les individus, les entreprises, les institutions et l’Etat sont de plus en plus victimes des cybermenaces, entre autres escroquerie, atteinte à la vie privée, diffamation, vol de données, atteintes aux systèmes d’information et infrastructures critiques, fraudes, crimes économiques, espionnage économique, atteinte à l’ordre public « a-t-il indiqué.


Il est clair que le cyberespace appelé aussi cybercriminalité est devenu, souligne le général-major, le lieu privilégié des criminels pour commettre leurs méfaits, attentatoires et préjudiciables tant aux biens et personnes qu’aux intérêts de la chose publique.


Réseaux sociaux, un support pour les cybercriminels


L’émergence des Technologies de l’information et de la communication dans le monde sont aussi des enjeux de développement considérables. En quelques dizaines d’années, une véritable révolution est née à tous les niveaux : la communication, l’apprentissage et les comportements.


Aujourd’hui, le cyberespace est élargi, tout en devenant un grand boulevard qui reflète une nouvelle vie pour les citoyens, où les échanges sociaux culturels et économiques se font au quotidien.


Les réseaux sociaux et Internet sont devenus des instruments incontournables pour les sociétés modernes, y compris pour la société algérienne qui détient plus de trois millions d’utilisateurs uniquement pour les réseaux sociaux.


La Toile constitue, également, un vecteur de communication abondamment exploité et une tribune mondiale de libre expression et de discours multiformes.


En face, ces mêmes espaces et outils sont, tout autant, un support que la cybercriminalité sous toutes ses formes a investi, servant ainsi, les objectifs et intérêts des personnes malveillantes et des organisations criminelles, cherchant à réaliser plus facilement et plus rapidement leurs objectifs illicites. Une calamité qui peut s’avérer dévastatrice pour la sécurité des personnes et des biens des entreprises, mais également pour la sécurité des institutions d’États.


Les assurances du patron de la Gendarmerie nationale


« Nous ne sommes plus dans le conditionnel. Cette réalité nous interpelle et nous avons pris en charge cette problématique « , a indiqué le général-major, Menad Nouba. Il a soutenu ses dires en affirmant que « la Gendarmerie nationale investit des missions de sécurité publique, lutte contre la criminalité et le crime organisé, et met en œuvre à cet effet, des moyens d’investigations de police scientifique et technique et d’expertise criminalistique.


Elle veille au maintien de l’ordre et de la paix publics par une action préventive caractérisée par une surveillance générale et continue et assure la sécurité publique par la protection des biens et la liberté de circulation sur les voies de communication.


Elle veille, également, à l’application des lois et règlements régissant les polices générale et spéciale, et elle est chargée des missions de surveillance générale et continue du territoire national, de renseignement et d’information des autorités publiques et d’exercice de l’action préventive et répressive. Ces missions traditionnelles, nous les assumons aussi dans le nouvel espace national public qui est « le cyberespace « , sous leurs nouvelles formes de cybermissions « .


La dématérialisation du champ délictuel impose à la Gendarmerie nationale de mettre en place de nouvelles formes d’organisation, de moyens adéquats et de mesures opérationnelles performantes dans une approche globale et une logique de continuum de Sécurité publique et de cybersécurité.


Cet effort nécessite d’être poursuivi, approfondi et élargi, dont l’objectif est de permettre aux unités de la Gendarmerie nationale de faire face, efficacement, contre ces nouveaux cyberphénomènes, caractérisés par leur transnationalité, immatérialité, volatilité, l’anonymat des auteurs et un savoir-faire malveillant très important.


La législation adaptée aux idéologies de la violence sur les réseaux


 


Pour que le « cyberespace « demeure un espace de liberté, d’échanges et de développement, il est nécessaire que la confiance et la sécurité y soient établies et défendues. Seul un effort collectif et coordonné peut permettre d’atteindre cet objectif, telle est la stratégie voulue par la Gendarmerie.


« Notre responsabilité commune nous impose de nous munir des outils les plus performants de prévention et de lutte contre les idéologies de la violence et les méthodes subversives sur le cyberespace.


C’est dans cette optique que le législateur algérien a adapté la législation nationale pour pénaliser toutes les diverses manifestations des menaces cybernétiques, et de préciser les implications multiples et le champ d’action de la responsabilité pénale dans ce domaine.


Le combat que les acteurs de la cybersécurité doivent impérativement gagner est aussi d’exercer un rôle commun dans la préservation du cyberespace et d’identifier les mécanismes pratiques de coopération afin de mieux appréhender les enjeux inhérents à la cybersécurité.


Ce séminaire qui s’inscrit dans le prolongement des efforts du Commandement de la Gendarmerie nationale en la matière, vise à apporter une contribution à la sécurisation du cyberespace national à travers le partage des expériences internationales.


Je ne doute pas que ces deux jours de travail qui vous attendent, et auxquels vous avez bien voulu consacrer votre temps et vos efforts, apporteront à notre institution les éléments dont elle a besoin pour affiner son plan d’action en relation avec les questions de la cybersécurité », s’est adressé le général-major, Menad Nouba, aux experts algériens et étrangers à la fin de son intervention.
 

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