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La DGSN appelle les citoyens à coopérer contre le trafic du patrimoine culturel

22 avril 2017 | 20:08
S.ABI

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) s’efforce de renforcer la lutte contre le trafic des pièces d’antiquités qui sont, chaque année, volées par des réseaux spécialisés. Face à la prolifération sans précédent du trafic de pièces antiques, patrimoine culturel national classé par l’Unesco, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a appelé, hier, les citoyens à plus de coopération pour venir à bout de ce fléau.

La Sûreté nationale a indiqué que le numéro vert « 15 48 » demeure ouvert 24h/24 pour toute dénonciation d’un cas de vol de pièces antiques.

La DGSN a rappelé l’article de la loi « 98-04 » sur la protection du patrimoine qui prévoit des sanctions pénales à l’encontre de toute personne ayant volé des pièces antiques du pays. Les chiffres sont alarmants.

Durant les trois premiers mois de l’année 2017, les différentes brigades de police ont récupéré 4 303 pièces antiques dans le cadre du traitement de pas moins de 40 affaires liées au trafic du patrimoine culturel national et à l’évasion d’objets antiques, alors que 59 personnes présumées impliquées ont été interpellées et présentées devant les différentes instances judiciaires, a annoncé hier un communiqué de la DGSN.

Selon la Direction des relations publiques auprès de la DGSN, la plupart des objets saisis, de grande valeur et aux prix inestimables, remontent à l’époque romaine. Pour la DGSN, la lutte contre le trafic de pièces antiques revêt un caractère important, caril représente une grave atteinte, voire une agression contre le patrimoine culturel national, qui nécessite une forte réplique de la part des brigades de police chargées de ce genre de mission.

Les pièces antiques font partie de l’histoire du pays, à travers les différentes époques et les nombreuses civilisations qui se sont succédé en Algérie.

Pour assurer une bonne sécurisation de ce patrimoine, ô combien important, la DGSN a été contrainte de créer de nouvelles brigades spécialisées dans la lutte contre l’évasion des pièce antiques, implantées dans les sites d’antiquités et à travers les musées du pays.

Le patrimoine culturel attire les convoitises des réseaux de trafic, généralement bien structurés à l’échelle internationale. Parmi ces nouvelles brigades créées par la DGSN, il y a celles qui surveillent les sites électroniques spécialisés dans l’achat et la vente d’objets anciens de grande valeur.

Ici, les cyberpoliciers font un grand travail, en passant au peigne fin, presque chaque jour, toutes les commandes de pièces antiques proposées à la vente. Généralement, ce sont les étrangers qui se montrent très intéressés par l’achat des pièces antiques de l’Algérie, surtout que ces pièces, d’une valeur inestimable, sont classées au patrimoine humain de l’Unesco (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture).

Partant de ce classement, reconnu mondialement, les pièces antiques du pays sont fortement demandées par des trafiquants étrangers et des professionnels.

En face, les brigades de la DGSN tentent tant bien que mal de faire diminuer le nombre d’agressions subies par le patrimoine national, de restreindre le champ d’activité des réseaux de trafic, d’identifier les trafiquants et de les interpeller et, surtout, de récupérer les objets volés pour les restituer aux musées ou aux sites d’antiquités. Pour cela, la DGSN a dû mettre le paquet en renforçant la capacité humaine de ses brigades et en mobilisant, aussi, de grands moyens technologiques pour lutter contre cette forme de criminalité.

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