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L’opposition, une alternative crédible ?

16 février 2019 | 20:25

Alors qu’il reste à peine deux mois avant la tenue de l’élection présidentielle et seulement quelques semaines avant le lancement de la campagne électorale, la scène politique nationale demeure marquée par un discours redondant, superflu, mais surtout pauvre en thématiques qui engagent l’avenir du pays sur les plans politique et économique. Car il faut le dire, hormis le programme du président candidat Abdelaziz Bouteflika, dont les grandes lignes sont déjà connues du fait qu’elles s’inscrivent dans une continuité de ce qui a déjà été entamé depuis plusieurs années, ceux des autres candidats sont caractérisés par l’absence d’une visibilité claire et franche sur leurs choix politiques et économiques permettant de les situer.

On ne sait pas qui de ces prétendants à la magistrature suprême propose un changement du système politique et vers quel régime il s’oriente ? Quels sont les candidats qui proposent ouvertement un amendement profond de la Constitution et quels sont, de manière générale, les chapitres concernés ? Qui aussi, des candidats, aborde des thématiques aussi décisives en matière de gouvernance lorsqu’il s’agit de la décentralisation ou la séparation des pouvoirs ? Quelle est la place de la réconciliation nationale dans ces programmes ?

Sur le plan économique, si on connaît déjà les grandes lignes du candidat Abdelaziz Bouteflika déjà tracées dans sa lettre qui contient les grandes orientations pour les années à venir, les autres partis, en revanche, ne s’expriment, du moins pour l’instant, qu’à demi-mot sur la question des subventions et des transferts sociaux. Nous n’arrivons pas à cerner les modèles économiques qu’ils comptent imposer : libéral, ultralibéral, ni le rôle de l’État dans la régulation de l’activité économique. La place du patronat et des syndicats sont, aussi, autant de questions qu’on aborde très peu dans le détail.

Sur un autre plan, la politique extérieure accuse, elle aussi, une carence manifeste dans le discours de l’opposition ; c’est à même de nous faire admettre que ce segment est relégué au chapitre des questions facultatives, alors que l’avenir du pays en dépend.

En somme, le discours de l’opposition n’a pas tellement évolué depuis les échéances précédentes, préférant toujours adopter les mêmes stratégies du passé à travers un schéma classique, d’un discours populiste reposant principalement sur le refus du système en tant que tel, mais sans pour autant apporter les éléments nécessaires pour se définir.

Est-ce alors suffisant pour se démarquer d’un programme qui prône la continuité et l’approfondissement de ses réformes entamées depuis 20 ans, qui plus est, ont enregistré des succès notamment dans des domaines comme la lutte antiterroriste, la liberté d’expression, la protection et le rôle de la femme dans la société, le renforcement de la dimension identitaire ? Sur le plan économique, on retient également des avancées considérables en matière d’agriculture, d’industrie mécanique militaire et civile, de ressources en eau, l’autosuffisance en matière de production électrique. La réponse est forcément non. Dès lors, les notions de changement et de rupture prônés par le discours de l’opposition ne présentent pas réellement une alternative crédible pouvant faire face aux chantiers déjà entamés.

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