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L’inanité d’un discours désobligeant de l’opposition

18 juillet 2018 | 18:43
BenaissaSafiBenaissa Safi Benaïssa

L’incapacité de produire une alternative politique par un brainstorming conduit toute opposition confondue qui se reconnaît – partis politiques, certains journalistes et politologues ou autres –, à culpabiliser l’Etat de n’avoir pas consenti à penser à une autre alternative, autrement dit à se délégitimer, à se remettre en cause.
Il est observé que ces opposants s’attaquent à la citadelle/Etat par des virulences verbales, des invectives, des diffamations, des calomnies pour dévaloriser et décrédibiliser les pouvoirs publics et les hommes qui les représentent. D’autres usent de phraséologies et de grandiloquences qui n’abusent que ceux qui les expriment pour se donner une contenance. Le débat sur la présidentielle aiguise ce genre d’appétit.
Ce n’est pas l’appel au changement qui pose problème. Ce qui interroge, c’est quelle est la nature de ce changement ?
C’est le vide sidéral qui accompagne ces charges infamantes qui, malheureusement, nuisent à l’image l’Algérie en tant que société et Etat.
Ce qui désole aussi, c’est le « bâton » tendu à toutes les forces externes, aux aguets de toutes les discordes susceptibles de fragiliser l’Etat au plan interne et dont ils se saisiront pour s’en servir opportunément.
L’alternance ne peut se produire que par l’expression du suffrage universel.
Le paradoxe de nos commentateurs patentés est de soutenir que le pouvoir est en panne (de quoi ?) en des termes désobligeants, tout en affirmant avec autant d’assurance que de désinvolture que la société est incapable d’offrir une nouvelle offre politique, d’où le manque de changement politique. Lequel ? Ils n’en soufflent mot !
Ils pérorent sur les exigences de changement et de dévolution auxquelles le pouvoir serait dans l’incapacité de répondre, bien sûr sans les expliciter.
Aussi tentent-ils de l’acculer à les associer à un futur choix (?), faute de quoi le pays sombrerait dans le chaos : ou le changement ou le maintien du statu quo qui se muera en facteur de désintégration.
En réalité ils sont dans l’incapacité d’élaborer et de produire un discours ou une étude analytique sur la dynamique sociale algérienne, de disséquer les phénomènes sociaux observés au sein de la société algérienne et les rapports entre les individus et les autres groupes de la collectivité qui rendent compte de l’état psychosocial de notre communauté au profit de laquelle ils préconiseraient une thérapie.
Cette inaptitude peut se comprendre par cette apathie intellectuelle qui inhibe leur faculté d’entrevoir une évolution politique propre à l’histoire politico-socio-économique et culturelle de leur pays. Leur seul référent est le modèle occidental qui pourtant, lui aussi, est produit de leur société.
Société et rapports sociaux qui la structurent les éloignent de leur formation sociale et restent à la marge de la communauté nationale. Réitérer les contrevérités récurrentes de l’illégitimité du pouvoir, de son accession par la fraude, de son pouvoir de coercition ne constituent pas des arguments pour retourner l’opinion publique ou qui susciteraient l’adhésion populaire. Le peuple est conscient de son identité socioculturelle et ne se laissera par entraîner dans l’aventure. L’alternance ne se produira que par l’expression de son suffrage.

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