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L’habitat précaire persiste à Annaba

17 août 2016 | 19:57
Nabil Chaoui

Les opérations d’attribution ou de relogement des bénéficiaires de logements neufs se poursuivent depuis quelques mois dans la wilaya de Annaba.

Celle-ci semble vouloir en finir une bonne fois pour toute avec l’habitat précaire qui porte un préjudice à l’image de marque de la ville. 400 familles habitant à la cité populeuse d’El M’Hafeur ont, dans ce contexte, bénéficié de logements sociaux entrant dans le cadre du recasement des cas résidant dans des habitations précaires et menaçant le plus souvent ruine et mettant en péril la vie de leurs occupants.

A Annaba, les lieux où ce genre d’habitations tentent encore de résister aux aléas du temps notamment sont nombreux. La colonne, El M’Hafeur, la SAS de Sidi Salem ou encore la vieille ville constituent les principaux points ciblés par les pouvoirs publics dans leur lutte contre ces constructions. Aussi, le dossier du vieux bâti en général à Annaba demeure encore et toujours un dossier d’actualité.

Les années passent, mais ce problème persiste encore.
Les vieilles bâtisses s’écroulent de jour en jour comme un château de cartes sans que l’on puisse réagir à temps. Généralement, l’intervention des responsables concernés survient après que l’inévitable se soit produit.

Même si leurs efforts demeurent louables, notamment en ce qui concerne le relogement des sinistrés, ils demeurent le plus souvent incapables d’agir face au drame, faute de moyens d’intervention suffisants et performants.

La relance des opérations de réhabilitations sont coûteuses et en plus les habitants de ces constructions ne comptent que sur l’effort de l’Etat pour remédier à une telle situation qui se dégrade d’année en année.

Le cas de la Place d’Armes, quartier englobant le plus grand nombre de ces constructions menaçant ruine et criant toute leur souffrance face à l’indifférence des uns et des autres, est sans conteste la plaie éternelle que d’aucuns n’arrivent pas à soigner.
Combien de fois, leurs toitures avaient cédé, au mauvais temps, blessant ou tuant leurs occupants qui persistent à défier, malgré eux, la précarité des lieux faute d’un toit décent où s’abriter.

A chaque chute de pluie, l’on déplore de nouveaux effondrements, emportant avec eux, un pan de ce patrimoine, témoin eternel de ce que fut le passé prestigieux de cette ville. L’indifférence, la négligence et les lenteurs affichées dans le lancement d’opérations de restauration, reconstruction et réhabilitation de ces habitations, accentuent leur douleur et les condamnent à disparaitre de jour en jour, pierre par pierre.

Agonisant, ces maisonnettes qui tiennent encore on ne sait par quel miracle divin, mériteraient, selon les vœux aussi bien de leurs habitants que des simples passagers ou visiteurs de ce site captivant, un meilleur traitement.

Avec le renforcement des opérations de recasement, suivies de la démolition (stratégie rigoureusement appliquée depuis quelques temps à Annaba) des baraques au niveau des quartiers concernés qui les cèdent dés la distribution des clés, le problème de l’habitat précaire tout particulièrement sera condamné à disparaitre plus tôt qu’on ne le pense.

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