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L’eau minérale est devenue une denrée rare en...

25 août 2018 | 21:50
choléra Aziza Mehdid


L’eau minérale est devenue une denrée rare en cette période de crise sanitaire due à la propagation de l’épidémie de choléra. L’eau du robinet est soupçonnée d’être à l’origine de l’épidémie, ce qui affecte la disponibilité de l’eau minérale, notamment en grandes bouteilles, car trop demandées dans les commerces d’alimentation générale ou même au niveau des grandes surfaces.


Ce rush inédit sur cette eau vitale fait le bonheur des commerçants opportunistes qui n’ont pas hésité à augmenter les prix des bouteilles, en particulier celles d’une contenance de 1,5L. Affichant habituellement 30 dinars, la bouteille a été vendue à 50 dinars. Quant au pack de six unités qui valait 170 DA, il est à 200 dinars dans les villes qui vivent la psychose du choléra comme Alger, Blida, Tipasa et Bouira.


« Il ne me reste pas une seule bouteille, ni de Saïda, ni de Guedila, ni d’Alma, encore moins Ifri ou N’gaous, et comme c’est encore la fête de l’Aïd, je dois attendre lundi pour être livré », fait savoir Kamel, gérant d’une épicerie à Rouiba. Lui se défend d’avoir augmenté les prix de l’eau minérale, mais il reconnaît que « ceux qui ne craignent pas Dieu » cherchent à profiter de la situation pour « doubler les prix ». Il relate dans la foulée que cette situation a poussé les citoyens à se précipiter vers les commerces pour en sortir soulevant des packs d’eau minérale. Des images et des vidéos sur les réseaux sociaux donnent la pleine mesure de ce phénomène.


Par ailleurs, les consommateurs se sont indignés de l’augmentation injustifiée des prix de l’eau minérale, à l’exemple de ce père de famille rencontré à l’entrée du CHU Mustapha. « Je viens d’acheter un pack d’eau minérale à 200 DA, soit 50 DA de plus. Je suis obligé de l’acheter à ce prix-là, car j’ai une parente hospitalisée à laquelle je rends visite ». Même mécontentement du côté d’un autre consommateur, père d’un bébé et contraint de s’approvisionner en eau minérale. « J’ai dû faire plusieurs supérettes et magasins d’alimentation générale, à cause de la rupture de stock ».


Ainsi donc, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cette crise a fait également la joie des vendeurs ambulants qui en profitent pour réaliser des gains, ainsi que des vendeurs informels de fruits, traqués sans relâche par les éléments de la police.


Cette situation perdure malgré les assurances du directeur général de l’Algérienne des eaux (ADE), Ismaïl Amirouche, qui a déclaré à la télévision que l’eau du robinet est « potable et saine et qu’il n’y a rien à craindre », affirmant qu’elle est contrôlée de manière constante.


De son côté, Mohamed Miraoui, directeur de la santé de la wilaya d’Alger, a tenu à rassurer sur la qualité de l’eau du robinet et l’absence de risque de contamination, mais rien n’y fait. Les citoyens ont peur et ils ont raison, car « il vaut mieux prévenir que guérir », d’autant que l’information officielle des autorités sanitaires a patiné durant quelques jours avant que la vérité n’éclate sur l’existence et l’ampleur de la maladie. C’est dire que le citoyen algérien, qui ne croit plus aux discours, se complique l’existence et aggrave la pénurie de toutes les denrées alimentaires. Car il opte pour des comportements inciviques en se ruant, sans penser que ce genre de maladie est dû essentiellement au manque d’hygiène et à la saleté qui jonche presque tous les quartiers.

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