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L’autorité de l’Etat serait-elle paralysée par les forces de l’ordre ?

26 août 2018 | 23:30
BenaissaSafiBenaissa Safi Benaissa

Etat autoritaire, état déliquescent, état démissionnaire, état défaillant : autant de stigmatisations contradictoires d’une opposition désemparée.
Une campagne insidieuse dirigée contre les forces de sécurité a été déclenchée par la presse d’opposition sous le fallacieux vocable de démission de l’Etat, en prenant prétexte, sur des délits d’opinion dont sont justiciables certains individus pour avoir perturbés des soirées culturelles que leur conception religieuse réprouverait, alors que la majorité de la société est en demande, d’une part, et sur des délits civils commis par des délinquants à l’affut de gains faciles comme le racket auquel s’adonnent certains plagistes ou parkingeurs, d’autre part, l’élément déclencheur fut malheureusement le décès d’un estivant après l’agression qu’il avait subi et perpétrée par des parkingeurs.
Cette forme de pression médiatique cache mal l’intention sournoise de ses auteurs d’impliquer les forces de sécurité dans la gestion des affaires publiques puisqu’ils insinuent que l’exécutif serait démissionnaire.

Mais la ficelle est trop grosse, pour ne pas être perçue par cette institution que la guerre de libération nationale et ses missions de sécurisation de l’Etat dans de ses frontières nationales depuis l’indépendance ont aguerrie
Quelles seraient ces missions que l’Etat serait incapable de remplir ou auxquelles il renoncerait ?
Nous allons tenter, en deux parties de les décrypter et distinguer les rôles et responsabilités dévolus, autant aux autorités publiques des citoyens que celle de certaines élites pourfendeuses de l’Etat algérien.

Activité culturelle comme valeur de partage
A Ouargla des individus ont fait annuler par leur occupation des lieux, le premier concert qui devait se dérouler dans la soirée du 26 juillet au théâtre de plein air.
Il devait être le premier d’une série de soirées musicales programmées par l’ONDA dans le cadre d’une caravane culturelle à travers tout le territoire national pour procurer détente et loisirs pendant cette période de vacances estivale à l’ensemble des populations.
Par la suite, d’autre villes qui devaient abriter ces soirées musicales ont été ciblées par ces perturbateurs.
Aussi ont-elles connu des tentatives d’annulation et de perturbation d’activités artistiques et de festivités pour des raisons aussi spécieuses que farfelues. Les causes qui auraient motivées ce mouvement de rejet serait d’ordre social pour les uns et d’ordre idéologique pour d’autres. La presse d’opposition exploite cet événement pour culpabiliser l’Etat pour une » gestion socio-économique qu’elle considère comme discriminatoire, et une gestion idéologico-politique passive, sinon complaisante, envers les islamistes, rien d’étonnant de leur part ?
Aussi la meilleure réponse qu’on puisse opposer à ce dénigrement est la consécration d’un budget spécifique qu’a consacré l’Etat pour lancer cette promotion culturelle qui a créé un engouement populaire qui a drainé plus d’un million et demi de spectateurs (1,5 million) malgré l’amalgame entretenue par certains fauteurs de troubles or, cette initiative culturelle de portée nationale répondait à un besoin de culturel et d’évasion pour oublier les vicissitudes endurées tout au long de l’année pour les uns, aux contraintes socio-professionnelles pour les autres, échapper au travail studieux des potaches autant que pour les études universitaires.

Ces soirées festives constituent pour les autorités publiques un investissement immatériel aussi nécessaire pour l’épanouissement des personnes et que d’autres besoins de satisfactions personnelles ou collectives comme boire manger, s’abriter s’éclairer, se déplacer, travailler, que chacun dans le cours de sa vie, éprouve le nécessaire de consommer.

Discours moderniste absent
Il est immoral et illégal de porter atteinte à la liberté d’un citoyen en lui interdisant toute forme de culture qui lui ouvre d’autres champs de connaissance pour l’humaniser et lui procurer par l’activité psychique, des jouissances et des plaisirs de valeurs spirituelles.
Mais ce discours moderniste est absent mais d’évolution de la société algérienne nom population se sont urbanisées et adoptent un mode de vie de plus en plus moderne. D’ailleurs, nombre de citadins manifestent aujourd’hui de l’urbanité.
Malheureusement, notre population qui compte un fort taux de jeunes et de moins jeunes parmi lesquelles on dénombre un grand nombre d’universitaires est encore sous l’emprise de valeurs islamiques défensives, héritées des derniers siècles de notre décadence, qui réapparaissent encore dans leur comportement individuel et collectif.
La prégnance de cet héritage toujours vivace malgré le changement de mode de vie doit nous questionner.
La manipulation par l’islamisme politique pendant les années 1990 a engendré la Fitna qui avait conduit à la tragédie nationale. Aussi est-il contre-productif, aujourd’hui, d’affirmer que l’islamisme politique n’est pas vaincu. Le répéter contribue à le rendre plus visible qu’il ne l’est.

Cette illusion qu’il veut afficher est alimenté par ses mises en scène de soumission à Dieu par des prières sur la place publique. Ces groupes radicaux qui probablement s’inspirent ou sont adeptes du wahabisme ne font qu’exploiter et réveiller les valeurs culturelles de l’islam algérien, héritées de nos ancêtres qui s’étaient repliés dans ce qui les unissait pour résister et combattre les envahisseurs et rejeter aussi leurs croyances que leur culture : Ils avaient radicalisés : leur identité religieuse et langue pour consolider leur unité dans un contexte de repli sur soi et de défense de leur communauté.

C’est cette forme d’héritage exploité pendant les années 90 comme développé plus haut, qu’est encore survivante malgré les drames engendrés par le terrorisme aveugle de cette période.
La réconciliation nationale qui a consacré l’union nationale de tous les algériens malgré leur diversité culturelle mais dans la profondeur unificatrice de leur culte musulman qui constitue un patrimoine immatériel qui ne peut souffrir un traiteur politique.
Cette œuvre politique majeure dans la paix et la stabilité retrouvées devrait être mieux accompagnée par des élites religieuses et culturelles capables d’adapter leurs discours aux transformations socio-économiques et culturelles que connaît l’Algérie depuis le début des années 2000, et à l’introduction des technologies modernes de la communication en s’inspirant des valeurs islamiques, qui en leur temps avaient porté la civilisation arabo-musulmane à son apogée marquée par la coexistence et la tolérance en son sein des trois religions monothéistes en Espagne musulmane.

Rationalisme et fausses certitudes
Pourquoi cette culture arabo-musulmane qui a été à l’origine de la plus grande civilisation de l’époque qui était à la point du développement des sciences et de l’art, du moderne, du raffinement dans les modes et les goûts, qui a enfanté les plus grands savant et esprits cultivés dans les différentes disciplines (médecine, mathématique, architecture, techniques de navigation, la géographie….) qui se distinguaient par ses philosophes y compris ésotériques – le rationalisme, ne produirait plus aujourd’hui du sens.
Parce qu’aujourd’hui nos élites restent engoncées dans leurs fausses certitudes empruntées l’une à l’école moyenne orientale, l’autre à l’école occidentale.
Les premiers n’ont pas débarrasser leurs esprits de cette gangue d’idées reçues pendant la longue nuit d’hibernation de la culture islamique.
Les deuxième par l’apprentissage – sans s’interroger sur leur fondement dont ils miment les valeurs en voulant les transformer dans la société algérienne.
Les deux élites religieuses et culturelles qui traversent leur société et produire de nouveaux concepts soit par confort soit par paresse intellectuelle.

Or, certains médias n’ont perçu et ne perçoivent encore dans la réconciliation nationale qu’une réhabilitation ou plus grave une victoire de l’islamisme politique avec une amnistie accordée aux dissidents.
Leur rôle d’informer d’animer et d’orienter les débats vers des enjeux culturels et intellectuels pour faire évoluer la société vers des idées novatrices et ouvertes sur une modernité assurée, s’est transformé en positions et opposition politiques non seulement à la réconciliations nationale mais réfractaire aux sentiments religieux de la population algérienne. Cette position radicale réanime et entretient les valeurs du culte musulman ancrés au sein de la société par réaction à ce qu’elle considère comme une agression à sa personnalité musulmane.
La modernité pour eux consiste à répudier la religion de l’Etat à l’image de la France laïque.
Cette conception qu’ils préconisent ou mieux qu’ils veulent imposer ne peut conduire qu’à une nouvelle « fitna ».
Le changement culturel ne s’improvise pas ni ne se décrète.
La laïcité française n’a été édictée qu’au bout d’un long processus de lutte politico-religieuses qui remontent tout au début de la Renaissance pour le contrôle du pouvoir de l’Etat.
Notre histoire nationale se différencie totalement le début de notre lutte d’émancipation contre la domination étrangère était inscrite dans sa déclaration du 1er-Novembre 1954 qui projetait l’avènement d’une République démocratique et sociale dans un cadre islamique, comme prolongement de son mouvement national qu’unifiait la religion musulmane de la langue et l’amour de la patrie.

Protection du tourisme balnéaire
Peut-on parler objectivement de démission de l’Etat dans la protection du tourisme balnéaire du fait de l’exploitation de certains coins de plages par des plagistes agrémentés ou pas et du racket auquel seraient soumis certains estivants par quelques parkingueur sans foi ni loi.
Ces pratiques qui sont proscrites par la loi, condamnés par les autorités publiques et réprouvées par les citoyens pourrissaient la quiétude des estivants au niveau de certaines contrées.
Il faudrait préciser que ces lieux sont limités au niveau de certaines plages éloignées des grands centres et interdites épisodiquement à la baignade.
Au niveau national l’ensemble des plages autorisées, l’accompagnement des estivants est assuré par les autorités locales par la surveillance des baignades et par un dispositif de surveillance et de sécurité qu’assurent dans la majorité des cas par des équipes de la gendarmerie nationale ou une police de proximité.

Certaines grandes communes ont pu offrir à titre gracieux des tables et chaise et ont permis aux automobiliste de garer gratuitement leurs véhicules.
A ce propos la scène nationale, pour qui la suit, nous gratifie de bons reportages sur les lieux de détente et de loisirs balnéaires qu’offrent nos plages.
Elle nous fait découvrir, grâce aux prises de vue de ses caméras les différents endroits dont regorge notre littoral qui témoignent de leur aménagement de leur entretien et souvent pourvus d’installation propres aux activités ludiques, pour agrémenter le séjour des vacanciers : des bassins des piscines dotés d’espaces et de dispositifs de jeux nautiques. L’ambiance y est bon enfant, empreinte de décontraction et d’évasion.

Autant d’images chatoyantes, que balaie pour nous les objectifs des caméras de ces lieux de villégiature.
Ces informations par l’image et le sont diffusées par l’ENTV, nous renseignent qu’en vérité nos communes promeuvent avec le soutien des autorités locales (wilayas) le développement et la qualité de leurs stations balnéaires au bénéfices du tourisme local.
Tout n’est pas négatif pour qui observe la réalité de l’évolution de nos stations balnéaires.

Malheureusement est survenu un drame dans l’une d’elles pour qu’une campagne de presse, en mal d’opposition s’en prenne aux forces de sécurité et à l’Etat.
Tabassé par des parkingueur pour avoir refusé de débourser 200 DA exigé de lui par un des gardiens un estivant a succombé à ses blessures.
Il est brandi, malgré lui, comme la victime d’un manquement de l’Etat dans ses obligations de protection des citoyens et de leur sécurité.
Ce fait comme d’autres qui relèvent de la délinquance un peu partout dans le monde a constitué chez nos pyromanes le prétexte pour déclencher, en toute mauvaise foi, une campagne concertée contre nos services de sécurité.

Pour rendre plus crédibles ces assertions, cette presse s’appuie sur des généralités qu’elle commente à satiété : chaque plage autorisée dispose de son petit groupe de gendarme qui n’intervient que par instruction », « les plagistes squatteurs défient l’Etat », « sans instruction particulière la mission du Darak se limite à afficher sa présence dissuasive pour le grand banditisme ». Autant dire un no man’s land, abandonné entre des mains de délinquants nos gendarmes seraient passifs sinon complices.
La liberté d’expression chez nous est considérée comme un défouloir sans aucune retenue instant d’extravagances à l’encontre même des représentants de l’Etat dans leurs fonctions.
Ils feignent d’ignorer que si aujourd’hui ils jouissent de cette liberté de déverser leur venin sur l’Etat, c’est grâce au grand sacrifice consenti par nos forces armées et de tous nos services de sécurité qu’ils le doivent

Le fonds du problème
Revenons au fond du problème. Il s’agit d’ici de l’exploitation des plages pendant la période estivale de quelles autorités relèvent-elles ? les plages lieux touristiques par excellence veulent du patrimoine communal.
La gestion des territoires de la frange littorale relève des autorités locales dans l’intérêt de la population qui les ont élus et la promotion touristique de leurs communes et par ricochet celle du pays au niveau national.
L’aménagement des plages, leur entretien permanent par le nettoyage, la préservation de ces lieux de détente, en leur assurant toutes les conditions qui relèvent de l’hygiène et de la sécurité au bénéfice des estivants, constituent des charges qui doivent être assumées par les instances locales les élus.
Si la loi réglemente les conditions générales de leur exploitation les modalités de leur mise en pratique sont définies par les collectivités locales en fonction de la configuration ou de sa spécificité de leurs communes ;
En tout état de cause la ou les concessions à des plagistes où à des parkingeurs pour ces lieux de détente ou de stationnement sont accordés par les autorités locales. Aussi l’exécution des clauses contractuelles sont de la responsabilité de deux partis co-contractantes : l’administration locale et le locataire. La commune est seule responsable de la non observation des conditions contractuelles. Il appartient par conséquent aux agents communaux de s’assurer de la bonne exécution des obligations du contractant.

Par ailleurs s’il est fait constat d’indus-occupants, les administrateurs locaux doivent requérir l’intervention des forces de l’ordre dans les formes légales pour éviter tout débordement.
Ce cadre légal et réglementaire qui apparemment n’est pas encore assimilé ou « huilé », ne nous fiat pas oublier l’absence d’éducation civique de certains de nos concitoyens font mine de s’acquitter d’un service – pour le gardiennage – Cet avantage concédé renforce le sentiment intérieur de ces resquilleurs » qu’il s’agit de leur droit – il le légitime -. C’est cette pratique qui alimente leur conviction que celui qui veut se soustraire à ce qu’ils considèrent être leur dû veut les escroquer. D’où la violence de leur réaction.

Se défausser sur une prétendue démission de l’Etat voir la complicité de certaines forces sécurités contribue à déresponsabiliser les citoyens, à les infantiliser.
L’exercice de la violence légitime du gendarme ou du policier est une nécessité légale de protection des biens et des personnes contre tout vandalisme ou agression physique ou verbale à l’encontre d’un individu ou d’une collectivité qui sera d’autant plus justifiée par suite de plaintes des citoyens.
La passivité de beaucoup de citoyens encouragée par la tromperie dont ils sont l’objet, par une certaine élite médiatrice politique qui leur fait croire qu’il s’agirait d’une défaillance de l’Etat, et non de leur manque du sens civique, contribue à faire d’eux un peuple d’assistés sans force créatrice.

Le recours aux forces de l’ordre par les citoyens pour la protection de leurs personnes et de leurs biens en cas d’agression ou tentative de leur subtilisation est non seulement un droit mais renforcerait l’autorité de l’Etat et dissuaderait tout contre venant aux lois de la République.

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