Articles similaires

Regionale

#TITRE

486

L’association « Iqra » tire la sonnette d’alarme sur la perdition scolaire

8 septembre 2018 | 20:38
EducationTizi-Ouzou Saïd Tissegouine

Combien d’enfants de la wilaya de Tizi-Ouzou quittent-ils l’école avant l’âge ? Pourquoi a-t-il des enfants qui manifestent de l’intérêt pour les études et d’autres la phobie de l’école ? Quel est le rôle des pouvoirs publics et de la société civile dans l’éducation des enfants ? Tels sont les grands axes développés ce samedi la maison de la Culture par des gens de science, des professionnels de l’éducation et des représentants de la société civile à l’occasion de la rencontre scientifique organisée par l’association « Iqra » à Tizi-Ouzou.

Notons que lors de cette rencontre scientifique, organisée à l’occasion de la journée mondiale de l’alphabétisation, l’association « Iqra » a tiré la sonnette d’alarme sur le haut degré de perdition scolaire des enfants. « Logiquement, dira un responsable de cette association, notre mission est d’assurer un enseignement pour les personnes âgées, mais voilà que nous constatons, hélas, en plus que les enfants sont de plus en plus, nombreux à subir l’échec scolaire. » Cet intervenant a comparé la situation à quelqu’un qui puise de l’eau dans un puits avec un tamis ou un bidon n’ayant pas de fond. Pour sa part, le Dr Rachid Belkheir, psychologue, a signalé tous les cas pathologiques responsables de la fuite de l’enfant de l’école. Le principal est la phobie de l’école.

Le Dr Rachid Belkheir est parti du principe que l’enfant jouit nécessairement d’une certaine forme d’intelligence et par conséquent, on doit impérativement savoir la déceler pour l’orienter vers cette voie. Ce scientifique a plaidé aussi l’intérêt que doivent apporter les parents à la scolarité de leur enfant pour pouvoir remarquer s’il y manifeste de l’intérêt ou non. Dans le cas où il est décelé un manque d’intérêt, une prise en charge médicale s’impose alors de fait, car il est nécessaire d’identifier avec exactitude l’élément directement responsable de cette situation.

Tout en citant une panoplie de segments pouvant être la hantise de l’enfant comme la dysorthographie, la dysphasie, l’intervenant a plaidé pour le recours à la thérapie, y compris celle dite « thérapie de groupe ». Pour sa part, la conseillère en orientation et guidance scolaires, Malika Simehand, a d’abord signalé les trois formes connues de la déperdition scolaire. Il s’agit en premier lieu du redoublement, ensuite de l’exclusion et enfin l’abandon. Se basant sur les données obtenues pour l’année scolaire 2017 - 2018, Malika Simehand a signalé que dans le palier primaire, ce n’est pas moins de 5% des enfants qui ont subi un redoublement. Dans le pallier moyen, le phénomène subi est la déperdition dont le pourcentage a atteint 10%. Dans le secondaire, la déperdition a touché 10 % des élèves évoluant en première année. Sur tout le cycle du secondaire, soit de la première année jusqu’à la troisième, déperdition a atteint un taux de 15%. L’intervenante a insisté sur la difficulté naturelle du collégien car c’est à l’âge de la puberté qu’on entre dans le moyen. Et en étant pubère, les besoins de l’adolescent sont différents de ceux qu’il a ressentis en étant enfant, c’est-à-dire dans le cycle primaire. Dans ce cas alors, ce sont les parents et les éducateurs qui sont tenus de comprendre l’adolescent pour mieux assurer son équilibre psychologique. Pour le représentant de la sûreté nationale, la rue, avec tous ses dangers et déviations, peut être aussi la cause du désintérêt de l’enfant pour les études, d’où son échec. Cet officier de police ne manquera pas ce rendez-vous pour rappeler à l’assistance que l’éducation d’un enfant est l’affaire de tous. Les débats qui allaient suivre ces interventions ont été d’un intérêt certain. Cependant, chacun préconise une solution différente. solution à sa façon. Seuls des experts en psychologie infantile, en éducation

et en sociologie peuvent trouver la solution idoine. Il se trouve malheureusement que nos sociologues, par leur faute ou par celle des autres, ne se sont pas impliqués jusqu’à maintenant dans ce débat sur la scolarité des enfants. Pourquoi l’implication du sociologue algérien ? Un occidental, spécialiste de la psychologie infantile, quand bien même il maîtrise sa science, ne peut venir en aide à un enfant algérien car il ignore son identité sociologique.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter