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L’assassin de Chaïma condamné à la peine capitale

8 juin 2016 | 19:07
K. M.

Le tribunal criminel près la Cour de Tipasa a condamné, hier, à la peine de mort Meliani Hamza auteur du kidnapping, viol et homicide volontaire avec guet-apens et préméditation sur la petite Chaïma Youcefi, dans la commune de Mahelma dans la banlieue d’Alger, en décembre 2012. Cette affaire qui a jeté un émoi au sein de l’opinion publique qui a été jugée en comparution avait déjà été reportée suite au refus de l’aide judicaire proposée à l’accusé.

Le tribunal présidé par le juge Mohamed Mebrouk a également décidé d’une indemnisation de 2 millions de DA (200 millions de centimes) au profit des parents de la victime, en guise de réparation pour le préjudice moral et matériel subi. Le procès, très peu médiatisé contrairement à ses débuts en 2012, lorsque l’affaire avait défrayé la chronique, a été marqué par le rejet, par l’accusé, de toutes les déclarations qu’il avait faites lors des phases de l’enquête.

Durant une heure de temps, l’accusé a renié tous les faits retenus contre lui, assurant qu’il était en bons termes avec la famille de la victime. Il a, néanmoins, été incapable d’expliquer sa disparition immédiatement après la disparition de la petite Chaïma et la découverte de son corps au cimetière de Sidi Abdallah de Mahelma. Interrogé par le juge sur le motif de sa fuite durant huit mois et la falsification de son identité, avant son arrestation, l’accusé les a imputées à sa crainte d’une vengeance.

Le juge a cependant mis en avant les preuves scientifiques irréfutables trouvées sur le corps de la victime et ses vêtements, (sang et ADN de l’accusé), tout en affirmant que l’expertise a prouvé que le mis en cause est en complète possessions de ses forces mentales, en dépit de sa mauvaise réputation de drogué et d’alcoolique notoire, selon l’enquête sociale.

Durant sa plaidoirie, le représentant du parquet, Abdelhakim Aissa a requis la peine capitale contre l’accusé, soutenant que toutes les preuves scientifiques, au même titre que les aveux de l’accusé s’accordent sur sa culpabilité.

Durant l’instruction de l’affaire, l’accusé Hamza Meliani avait avoué le kidnapping, viol et assassinat de la petite Chaïma, soulignant qu’il était sous l’emprise des drogues, au moment du crime, et qu’il y a été poussé par trois personnes qui voulaient se venger du père de la victime.

Cette affaire, ayant défrayé la chronique à l’époque, remonte au mois de décembre 2012, quand les services de la gendarmerie nationale et de la protection civile ont découvert le corps sans vie de la petite Chaïma, qui s’est avérée par la suite avoir été victime d’un meurtre. L’enquête menée durant près de neuf mois, par les services de la gendarmerie, a abouti à l’arrestation de l’accusé Hamza Meliani.

L’enlèvement de Chaïma a fait partie des crimes horribles qui ont horrifiés l’opinion publique des Algériens qui les a condamnés avec la plus grande fermeté, réclamant justice pour ces anges assassinés sans pitié aucune par leurs ravisseurs.

L’assassinat de Chaïma avait été suivi par l’enlèvement de Yacine de Bordj El-Kiffan, Soundous de Draria ou du jeune Hamza d’El-Hamiz ainsi que les petits Farid de Tizi Ouzou et Samir d’El-Eulma tous assassinés dans des circonstances presque identiques à celles de Chaïma. 

La série a été clôturée par le rapt du jeune écolier Amine de Dély Ibrahim, enlevé en 2015 à quelques mètres seulement de son école par un gang. Révoltée, la société civile avait vivement condamné cet acte, dont les auteurs se sont avérés être des amis du père. Les Algériens ne peuvent oublier les rapts d’Amira, de Chaïma et de Soundous, toutes enlevées en 2012 dans des circonstances terribles.

La jeune Soundous de Draria (Alger) avait été, pour rappel, froidement assassinée par une proche pour des raisons familiales. La société civile a dénoncé ces actes barbes tout en s’interrogeant sur ce nouveau phénomène, tout à fait étranger à la société algérienne. Ces rapts ont suscité l’inquiétude des autorités publique.

La Fondation nationale pour la promotion et le développement de la recherche (Forem), dont le président est le Pr Mostefa Khiati avait plaidé pour l’application de la peine de mort pour les kidnappeurs d’enfants en vue d’endiguer le phénomène.

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