Nationale

#TITRE

268

Lourdes peines contre les 24 détenus politiques sahraouis

L’ambassadeur de la RASD interpelle la communauté internationale

24 juillet 2017 | 14:09
Z. M.

L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique en Algérie, Bachraya Hamoudi Bayoune, a interpellé la communauté internationale afin de réagir contre les peines « injustes » infligées par le tribunal marocain aux prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik.

Intervenant lors d’une conférence de presse organisée au Centre de presse sahraoui à Alger, l’ambassadeur a rappelé que ces militants politiques ont été jugés au préalable par un tribunal militaire, mais après la mobilisation des associations internationales des droits de l’homme ils ont été transférés vers un tribunal civil ; sauf que les peines prononcées contre eux n’ont pas été annulées ou même allégées. Des peines allant de 2 ans à 20 ans et 30 ans d’emprisonnement ferme et jusqu’à la perpétuité.

« Rien d’étonnant, ces lourdes peines étaient prévisibles pour nous vu le caractère politique du procès qui concerne des citoyens sahraouis incarcérés pour avoir revendiqué leur droit à la liberté et à l’indépendance », a-t-il déclaré. Le diplomate sahraoui, qui a rappelé que le Front Polisario est le représentant légitime du peuple sahraoui, a assuré que le front poursuivra sa coopération avec les organisations internationales des droits de l’homme pour faire pression sur les autorités marocaines en démontrant que ce « procès injuste » est basé sur des informations infondées. Abondant dans le même sens, le conseiller du président sahraoui, Lahcène El Haritani, a dénoncé les accusations « mensongères » formulées contre ses concitoyens et le refus du tribunal marocain de recevoir les documents de leurs avocats confirmant que ces prisonniers ont été torturés lors de leur incarcération. « Le procès est purement politique et le seul tort retenu contre les accusés est la revendication de la liberté et de l’indépendance », a-t-il regretté, affirmant qu’à travers ces procès « injustes » formulés sur la base de fausses accusations, le royaume marocain veut semer la peur au sein du peuple sahraoui en pratiquant la politique de la terreur. Si rien n’est fait pour arrêter les atteintes aux droits de l’homme au Sahara occidental, le conseiller du président sahraoui prévient qu’il y aura d’autres procès contre des Sahraouis dont le seul tort est d’exprimer leur soutien à la cause juste de leur pays et le droit de leur peuple de disposer de lui-même.

« Loin de décourager les Sahraouis de poursuivre la lutte pour faire valoir leur droit à l’autodétermination, ces peines ne feront que consolider leur attachement à leur terre et leur droit légitime à la liberté », a-t-il souligné. Pour rappel, 24 militants sahraouis ont été condamnés par un tribunal militaire à de lourdes peines pour leur implication dans le mouvement de protestation. Ces détenus politiques ont été arrêtés dans la foulée de l’assaut mené par les forces marocaines sur le camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010. Parmi ces détenus deux ont été relâchés après avoir purgé leur peine. 

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter