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Crise entre l’Algérie et l’UE : Bruxelles dépêche un émissaire

24 avril 2018 | 00:25


Le différend algéro-européen a pris ces deniers jours une tournure politique qui risque de faire capoter l’accord d’association qui lie l’Algérie à l’UE depuis 2005. Bruxelles depêcheraun négociateur ce jeudi pour désamorcer sa crise avec le partenaire du Sud .


Les propos déplacés et maladroits tenus récemment par l’ambassadeur de l’UE à Alger John O’Rourke, manquant de diplomatie et de réserve, ont manifestement créé gêne et incompréhension au plus haut niveau du pouvoir. O’Rouke a soutenu que la Chine est favorisée par rapport aux pays membres de l’UE dans leurs relations commerciales. Il a même menacé d’activer l’article 100 de l’accord d’Association relatif à l’arbitrage pour le règlement des différends : « Des déclarations ont été faites. Nous attendons la visite du directeur Bercero pour les discussions. Je pense qu’il est temps maintenant de laisser les experts discuter en toute sérénité. Je ne fais plus de déclarations à la presse. Et, pour le moment, il faut laisser les choses se décanter lors de ces discussions qui se tiendront cette semaine et au-delà. Donc, je n’ai rien d’autre à ajouter », a indiqué ce lundi John O’Rourke lors de la conférence de presse,. Et pour calmer les autorités algériennes, le conférencier a annoncé l’arrivée jeudi prochain du directeur général du commerce à la Commission européenne, l’Espagnol Ignacio Garcia Bercero, pour entamer les discussions avec les autorités algériennes sur les questions commerciales après la décision de l’Algérie de limiter les importations en instaurant un système de licences pour plus de 800 produits. Une décision qui a suscité des critiques côté européen : « Il aura certainement un dialogue. Il vient ici (Bercero) pour parler avec ses homologues. Vous m’excuserez. Vous insistez beaucoup. Mais, je n’en dirai pas plus. Lorsque le moment sera opportun, nous informerons comme nous pouvons », a-t-il ajouté. « Des déclarations ont été faites. Nous attendons la visite du directeur M. Bercero pour les discussions. Je pense qu’il est temps maintenant de laisser les experts discuter en toute sérénité. Je ne fais plus de déclarations à la presse.


Et, pour le moment, il faut laisser les choses se décanter lors de ces discussions qui se tiendront cette semaine et au-delà. Donc, je n’ai rien d’autres à rajouter », a précisé John O’Rourke. Ce dernier a refusé de revenir sur les récentes déclarations du FCE et de l’UGTA et du Conseil de concertation des PME, qui ont dénoncé à l’unisson la position de l’UE sur les mesures de protection prises par l’Algérie après l’effondrement des cours pétroliers et la chute des recettes en devises du pays. La commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström a déclaré, il y a quelques jours devant l’Assemblée nationale française, que les limitations d’importations décidées par l’Algérie n’étaient pas conformes « avec les accords de libre-échange » contenus dans l’Accord d’association signé par l’Algérie et l’UE et applicable depuis le 1er septembre 2005. « En cas d’échec du dialogue entre les deux parties, il faudra évoquer les clauses de règlement de différends », a-t-elle menacé. Selon l’ex-ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, l’accord d’association dans son volet démantèlement tarifaire a « induit des pertes substantielles en recettes douanières pour l’Algérie au titre de la période 2005-2009, de l’ordre de 2,5 milliards de dollars, avec une projection pour 2010-2017 d’environ 8,5 milliards de dollars ». Selon l’ex-ministre de l’Industrie, Mohamed Benmeradi, l’Algérie « aurait perdu 8,5 milliards de dollars de recettes de Trésor d’ici à 2017 si elle avait maintenu en vigueur le démantèlement tarifaire des produits importés de l’UE », selon des estimations officielles basées sur une simulation avec une facture constante des importations en provenance de l’UE sur la période allant de 2010, date du gel par l’Algérie du processus de démantèlement, à 2017. En 2010 l’Algérie avait demandé à réaménager cet accord et obtenu gain de cause.


L’Accord d’association accorde en parallèle aux deux parties la possibilité de geler de trois années l’application de ce démantèlement si les échanges commerciaux sont déséquilibrés et profitent seulement à une seule partie. Or c’est le cas, actuellement, de l’Algérie, qui fait face à une balance commerciale défavorable. Ainsi, le démantèlement tarifaire, prévu en 2017 entre l’Algérie et l’UE dans le cadre de l’Accord d’association a été reporté à 2020.

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