Nationale

#TITRE

209

L’Opep s’abstient de mentionner un plafond chiffré

3 juin 2016 | 19:50
Z. M.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a maintenu inchangé son niveau de production actuel de pétrole, en s’abstenant à nouveau de mentionner tout plafond de production chiffré.

Interrogé sur le plafond actuel de l’organisation, son secrétaire général, Abdallah el-Badri, a répondu qu’il était « vraiment difficile » de donner un chiffre, en jugeant « raisonnable » le niveau de production actuel de l’Opep.

« Le marché l’accepte », a affirmé El-Badri à Vienne, lors de la réunion semestrielle de l’organisation, avant de souligner que les prix du pétrole brut ont grimpé de plus de 80 % depuis la dernière réunion de décembre 2015. « L’offre et la demande convergent, ce qui prouve que le marché est engagé dans un processus de rééquilibrage », a-t-il argué.

Pour le secrétaire général de l’Organisation pétrolière, les producteurs, que ce soit au sein de l’Opep ou non, et les consommateurs sont convaincus qu’un prix juste est nécessaire pour tout le monde afin d’obtenir un retour sur investissement raisonnable et investir dans l’industrie.

Abondant dans le même sens, le nouveau ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Faleh, a affirmé que les pays de l’organisation ne sont pas en position de discuter de la mise en place d’un plafond, car la stratégie de l’Opep fonctionne et « le marché réagit vraiment positivement », en tenant à préciser que son pays ne comptait pas augmenter sa production. « Nous allons continuer à nous consulter (...), le marché évolue dans la bonne direction », a-t-il insisté.

A l’issue de sa réunion semestrielle, l’Opep a fait remarquer dans son communiqué qu’elle était préoccupée par « le niveau très bas d’investissement prévalant actuellement dans l’industrie pétrolière » et a souligné « le besoin d’une augmentation des investissements en amont afin d’atteindre un équilibre à long terme sur les marchés pétroliers ».

Les 13 pays membres, qui produisent environ un tiers du brut mondial, ont pompé quelque 32,3 millions de barils par jour au premier trimestre 2016, tandis que la production saoudienne a atteint à elle seule 10,13 millions de barils par jour de janvier à avril (+3,5% sur un an).

En attendant sa prochaine réunion, prévue pour le 30 novembre prochain à Vienne, l’Opep a fait savoir qu’elle allait « continuer à surveiller de près les développements dans les mois qui viennent », et si nécessaire « suggérer des mesures supplémentaires » en fonction des conditions du marché.

L’Iran favorable au rétablissement de l’ancien système des quotas

Globalement, les ministres des pays membres de l’Opep s’étaient montrés assez optimistes sur le fait que les prix du pétrole allaient continuer à se reprendre dans la seconde partie de l’année. 

Pour sa part, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, avait estimé à la veille de cette réunion que l’instauration d’un plafond de production ne serait « d’aucun bénéfice » pour Téhéran ni pour les autres membres de l’Opep, précisant qu’il était davantage favorable au rétablissement de l’ancien système des quotas par pays. le ministre iranien s’est félicité que le marché joue parfaitement son rôle de rééquilibrage, alors que les cours, tombés en janvier et février à 26-27 dollars le baril, avoisinent désormais les 50 dollars.

Il a toutefois estimé que le temps n’est pas venu d’atteindre un accord entre les pays membres de l’Opep concernant des quotas par pays. Avant sa clôture avant-hier, la réunion de l’Opep a annoncé la nomination du Nigérian Mohammed Barkindo au poste de secrétaire général de l’organisation à compter du 1er août, ainsi que l’admission du Gabon parmi ses membres à partir du 1er juillet.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter