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L’OTAN veut soigner son image Proposant une coopération autre que militaire

8 mars 2019 | 20:53
Algérie Otan Nato Lilia Ait Akli

Le rôle actif de l’Algérie dans le cadre du dialogue en Méditerranée a été souligné par des responsables de l’OTAN. Cela, par la participation du pays à toutes les initiatives politiques de l’Alliance dans le cadre de la coopération méditerranéenne et de la coopération bilatérale.

L’Algérie, qui a intégré ce dialogue en mars 2000, relativement tard comparativement à ses voisins de la région, a su se faire une place dans cette initiative lancée en 1994, dont le but est de mettre en place une coopération entre sept pays de la rive sud de la Méditerranée et l’OTAN en vue d’assurer la sécurité et la stabilité dans la région méditerranéenne (Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique du Nord). L’Algérie joue donc un rôle extrêmement actif dans le dialogue méditerranéen. C’est ce qu’a affirmé un fonctionnaire de l’OTAN, rencontré dans le cadre de la visite de diplomatie publique au siège de l’OTAN effectuée par des représentants de médias publics et privés, les 5 et 6 de ce mois à Bruxelles. Des échanges de visites de hauts responsables des deux parties, à l’instar des deux visites du chef de l’Etat au siège de l’OTAN, ainsi que celle effectuée par le secrétaire général de l’Organisation à Alger, en sont une preuve de coopération. Cependant cette coopération avec l’Algérie est, selon ce fonctionnaire, à progresser ainsi que le dialogue politique, il est donc question à l’avenir d’un renforcement de coopération. Par ailleurs, le rôle actif de l’Algérie dans la lutte antiterroriste a été salué, sachant qu’elle est entourée par des zones de tensions. La capacité de l’Algérie à faire face et à gérer les défis sécuritaires a été également mise en exergue lors de cette rencontre. S’agissant de la vague de manifestations que connaît le pays, le caractère pacifique a été salué par les responsables de l’OTAN, qui ont souligné la maturité du peuple et la solidité des institutions, ne justifiant par conséquent aucune intervention étrangère.

L’occasion était également de rappeler les missions de cette Alliance qui ne sont pas uniquement militaires, note-t-on. Car cette organisation internationale, qui compte 29 membres (bientôt 30), en plus d’être une organisation militaire est aussi politique. Une manière de rectifier des « préjugés », la considérant comme exclusivement militaire. Trois actions fondamentales sont donc retenues pour l’Alliance, à savoir, la défense collective, la gestion de crise et la sécurité coopérative. Le principe du consensus dans la prise de décision à l’OTAN a été aussi souligné par ces responsables.

L’OTAN dispose d’un programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), considéré comme étant sa 3ème dimension. Il s’agit d’un instrument politique et partenarial destiné à renforcer la coopération et le dialogue entre les pays de l’Alliance et les pays partenaires. Cela, grâce à des activités axées sur la

science, la technologie et l’innovation dans le domaine civil, sous l’angle de la sécurité. Le SPS finance par conséquent des activités dans le cadre de trois mécanismes de subvention : les projets de recherche pluriannuels, les stages de formation et les ateliers de recherche avancée. Ce programme, lancé depuis 1958, qui regroupe plusieurs pays, est taillé sur mesure. Il est donc personnalisé en fonction des besoins des pays partenaires. L’Algérie pour sa part coopère avec le programme de science et de la sécurité de l’OTAN, avec deux programmes en cours. Le premier consiste en la mise en œuvre d’un système d’imagerie et de détection térahertz. Le projet lancé en 2017 développera donc un système de détection innovant capable de détecter les matières dangereuses et les lieux sensibles à la sécurité des menaces terroristes

Ce programme est mené par l’Ecole polytechnique en coopération avec une université française, car il est recommandé d’être en partenariat avec un membre de l’OTAN. Quoique d’autres projets sont en cours, l’Organisation invite l’Algérie à soumettre encore plus de projets en fonction de ses besoins.

Menaces hybrides : le cheval de bataille de l’OTAN

L’OTAN mène plusieurs missions à l’étranger à l’instar de son engagement en Afghanistan, qui demeure le plus important et la première guerre de l’Alliance en dehors de l’aire euro-atlantique. L’engagement a commencé en 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre, où l’article 05 du traité de l’Atlantique Nord a été évoqué. Ce dernier stipule qu’une attaque contre un allié est considérée comme étant une attaque contre tous, chose qui engage la défense collective. Cette mission est axée notamment sur le soutien financier aux forces de sécurité afghanes. Des fonctionnaires de l’OTAN ont indiqué que le retrait des ces forces va se faire sous la demande de ce pays. L’OTAN a également lancé une mission en Iraq depuis 2004, où un programme de formation des forces irakienne, est assuré. Le retrait de cette mission, précise-t-on, dépend du bilan de ce programme. La Libye a été aussi sujette à la mission de l’OTAN. Selon des responsables de l’Organisation, la communauté internationale a failli, du fait que des forces n’aient pas été déployées après cette mission internationale pour garantir la stabilité du pays, comme cela s’est fait en Bosnie.

Pour ce qui est de la lutte antiterroriste, la collaboration entre pays est recommandée, car aucun résultat ne pourrait se réaliser en isolement de la communauté internationale. La vision de l’Algérie qui consiste à voir le terrorisme dans sa dimension continentale a été soulevée par ces responsables de l’OTAN, qui témoignent pour l’Algérie sa volonté de vouloir partager son expérience dans la lutte antiterroriste. Contrer les menaces hybrides est aujourd’hui le cheval de bataille de l’OTAN. Il s’agit d’un type de guerre généralement présenté comme alliant guerre conventionnelle, c’est-à-dire avec une armée, et non conventionnelle, guerre de l’information et cyberguerre. Pour contrer ces guerres, les mêmes

responsables ont mis l’accent sur la nécessité de se préparer, d’améliorer la sensibilisation à ces menaces et de renforcer la résilience. Ces menaces sont devenues aujourd’hui une priorité pour l’OTAN.

C’est une relation positive et constructive qui a lié pour longtemps la Russie et l’OTAN, jusqu’à ce que ces relations soient suspendues après l’intervention militaire russe en Ukraine, indique-t-on. Pour un responsable de l’OTAN, il n’y a pas à chercher une confrontation avec la Russie, bien au contraire, c’est le dialogue qui est préconisé. Néanmoins, a-t-il indiqué, l’avenir de ces relations dépend de l’arrêt par la Russie de certaines activités, comme les attaques hybrides. Cependant, la Russie, qui est loin d’être un ennemi de l’OTAN, note-t-on, demeure un pays fort et puissant. Il y a lieu de signaler que la Russie de Poutine est perçue par plus d’un comme un contre-poids aux forces occidentales. Lors de cette visite de diplomatie publique au siège de l’OTAN effectuée par un groupe de journalistes, précédée par celle de parlementaires et d’académiciens algériens, l’équipe presse et médias de l’Organisation a initié le groupe sur les différentes manières dont les journalistes des pays partenaires peuvent accéder aux informations et couvrir l’actualité de l’OTAN.

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