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Pétrole : L’OPEP tempère ses ardeurs

18 septembre 2016 | 20:17
H. Rabah


Alors que de forts espoirs étaient attendus de la rencontre informelle de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) à Alger en marge de la tenue du Forum international sur l’énergie, voilà que le secrétaire général de l’organisation met fin aux supputations et autres incertitudes sur les objectifs recherchés par les gros producteurs de brut.


Pour le Nigérian Mohamed Sanusi Barkindo, en visite dans notre pays, le sommet sera « une rencontre de concertation et non pas de prise de décision ». Autrement dit, il n’y aura rien de stratégique qui sortira de ce rendez-vous de l’OPEP.


Il martela son discours dès son arrivée avant-hier à l’aéroport Houari-Boumediene, en affirmant à la presse qu’il s’agit d’une « rencontre informelle, à l’inverse de celle qu’a abritée Oran en 2008 », indiquant que la proposition aurait été faite par le Qatar en juin dernier aux membres de l’OPEP et qu’ »il s’est passé beaucoup de choses entre les deux dates ».


Barkindo a avancé que « plusieurs réunions bilatérales entre les pays membres du cartel » allaient se tenir à cette occasion.
Pour le SG de l’OPEP, le message est clair aussi bien aux investisseurs qu’aux potentiels spéculateurs sur le marché du brut ; il ne faut pas attendre grand chose, anticipant sans doute sur un échec des plus probables sur un accord devenu hypothétique.


Pratiquement, les négociations et des concertations entre les grands acteurs du marché pétrolier ont atteint un degré de complexité et un niveau géopolitique jamais atteint par le passé, en raison de la nouvelle configuration internationale et des perspectives économiques et sociales.


Beaucoup d’experts avaient prédit que la réunion d’Alger ne débouchera pas sur des décisions majeures, car généralement on prend ce genre de décisions ou d’actions de grande envergure et qui ont un impact direct sur les marchés lors des sommets périodiques de Vienne, siège de l’Organisation.


Il serait donc plus logique d’attendre une décision de l’OPEP lors de son sommet prévu vers la fin du mois de novembre. Cependant, il n’est guère exclu que les acteurs et les autres partenaires du secteur ne tournent le dos à cette opportunité qui concerne aussi bien les producteurs que les consommateurs.


Opportunité ou occasion pour débattre des questions fondamentales touchant à l’industrie mondiale du gaz et du pétrole, la pétrochimie, la corrélation avec les énergies renouvelables ou propres, les incidences dans l’exploitation des gisements des hydrocarbures de schiste, l’environnement et, surtout, les impacts sur le système financier international et les économies en voie de développement.


Cependant, les propos du SG de l’OPEP, très nuancés et mesurés à l’extrême, contredisent les déclarations de notre ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, qui affirma, lors de ses périples récents, que cette réunion informelle de l’OPEP « allait offrir l’opportunité pour parvenir à un accord qui favorisera la stabilisation du marché du pétrole ».


Il alla jusqu’à révéler que l’Algérie a une proposition à soumettre lors de ce rendez-vous, indiquant en parallèle que ses « consultations menées auprès de nos partenaires montrent qu’il y a un consensus autour de la nécessité de stabiliser le marché ».


Déjà, un avant-goût de ce qui va se produire les 26, 27 et 28 septembre est perceptible dans le communiqué d’hier des services du Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui avait reçu le SG du cartel.


On y lit que l’audience « a permis d’aborder les questions liées à la situation prévalant sur les marchés pétroliers à la veille de la tenue de la réunion informelle de l’OPEP à Alger », ajoutant qu’il a été fait état des « dispositions prises pour faire de cette importante réunion une réussite afin d’arriver à stabiliser le marché et le prix du pétrole ».


On ne saura rien de ces « fameuses dispositions », ni des autres actions qui vont favoriser une décision importante, sauf s’il faudra les lier avec le message adressé hier par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika à son homologue iranien. Et pour de nombreux experts, la clé de voûte qui déterminera le succès de ce sommet informel demeure l’Iran.

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