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L’ONU exige des pourparlers directs entre le Polisario et le Maroc

24 avril 2018 | 23:50
Sahara Occidental Hocine Adryen


Là où son prédécesseur Christopher Ross a échoué, le nouvel envoyé spécial du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, l’Allemand Horst Kohler, a réussi à convaincre les Quinze du Conseil de sécurité de négociations directes entre le Maroc et le Polisario.


Une fois adoptée, la version finale du projet de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité, qui sera soumise au vote le 29 avril après plus de cinq jours de négociations, obligera le royaume marocain à des négociations directes avec le Front Polisario. L’envoyé spécial du SG de l’ONU, Horst Köhler, a finalement imposé son idée de relancer les négociations directes entre le Maroc et le Polisario : « Les parties au Sahara occidental doivent reprendre des négociations (...) sans préconditions et de bonne foi » afin de parvenir à une « solution politique mutuellement acceptable vers l’autodétermination de son peuple », a indiqué l’Agence France-Presse (AFP), reprenant les grandes lignes d’un projet de résolution américain, dont elle a obtenu copie. Le Maroc qui a tout tenté, en vain, pour impliquer l’Algérie, a encore perdu. Ses « amis » au Conseil de sécurité n’ont rien pu faire. Le Conseil de sécurité « prend note des quatre rounds des négociations (directes de Manhasset aux Etats-Unis) sous les auspices du SG (Ban Ki-moon entre juin 2007 et mars 2008) et « reconnaît l’importance pour les parties » de continuer à honorer leurs engagements et ce « en poursuivant le processus de négociations sans conditions préalables et avec bonne foi », selon le paragraphe 13 du rapport d’étape. Les Quinze soulignent « l’importance pour les parties à continuer à avancer dans le processus politique et ce, par une préparation du 5e round de négociations ». Les Marocains, qui ont toujours rejeté la proposition de négociations directes avec le Polisario, se voient ainsi contraints et forcés par la communauté internationale de s’asseoir à la même table de négociations avec la délégation du Polisario, à défaut d’être confondu par cette dernière. Aucune échappatoire n’est désormais permise. La communauté internationale veillera au grain pour signifier à l’occupant marocain ses devoirs et ses responsabilités quant à un éventuel échec. Le texte présenté aux Quinze n’a pas appelé au recensement de la population des camps de Tindouf, une autre revendication phare du Maroc qui voit ainsi ses espoirs s’évanouir au fur et mesure.


Débouté sur toute la ligne


Tout comme d’ailleurs les prétendues incursions des éléments de l ’Armée sahraouie à El Guerguerat, la zone tampon. Le projet recommande enfin le prolongement du mandat de la MINURSO pour une année supplémentaire. L’ONU a réaffirmé récemment que les territoires sahraouis libérés, Bir Lahlou et Tifariti, ne faisaient pas partie de la zone tampon d’El Guerguerat tel que faussement prétendu


 


par le Maroc : « Nous pouvons dire que ni la localité de Bir Lahlou ni celle de Tifariti ne se trouvent dans la bande tampon », a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stephane Dujarric, lors de son point de presse quotidien. L’ONU a apporté un démenti cinglant aux prétentions du Maroc qui voulait faire croire que ces deux localités, administrées par le gouvernement sahraoui, font partie de cette zone, sous surveillance des Nations unies. Le Maroc mène depuis plusieurs jours une campagne de désinformation sur la réalité existant sur le terrain, en semant la confusion sur les données géographiques de cette zone. Il s’agit du deuxième démenti apporté par l’ONU aux élucubrations de Rabat en l’espace de quelques jours. Début avril, les Nations unies ont démenti la présence d’éléments armés sahraouis dans cette zone démilitarisée. Au cours de ce point presse, le porte-parole du SG de l’ONU a également affirmé que la Minurso et son chef, Colin Stewart, « demeuraient en contact étroit » avec le coordinateur sahraoui M’hamed Khedad, en indiquant qu’ils se « sont réunis de manière informelle en dehors de la zone de la Mission ».


Mettant le Maroc devant ses responsabilités concernant l’escalade des tensions à El Guerguerat, l’ONU a enjoint à ce pays d’accepter l’envoi d’une mission technique pour déterminer avec exactitude la partie qui était à l’origine de la violation des termes du cessez-le-feu dans cette zone sensible. Mais Rabat a opposé un non catégorique à cette mission d’experts qu’elle a jugé « inopportune et inappropriée » selon les observations du SG de l’ONU, contenues dans son nouveau rapport sur le Sahara occidental. La mission est prévue par le paragraphe 3 de la résolution 2351 (2017) du Conseil de sécurité, prorogeant le mandat de la Minurso.

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