Culture

#TITRE

274

L’Iran ouvre le bal

7 octobre 2016 | 19:35
Rédaction JI

La deuxième édition du festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM) a été inaugurée hier soir au niveau du théâtre régional Azzedine Medjoubi par le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi.

C’est dans une grande ambiance populaire pleine de couleur aux sons des applaudissements et du baroud que le coup d’envoi a été donné sur la principale artère de la coquette, le Cour de la Révolution.

M. Azzedine Mihoubi dira d’emblée qu’ »Annaba a de quoi d’être fière d’accueillir un festival d’une telle dimension », avant de signaler que la « renaissance du cinéma algérien sera lancée officiellement en 2017 avec la création de plusieurs plateformes postproduction de cinéma, et on se sera plus obligé d’aller à l’étranger pour finaliser nos productions audiovisuelles ».

Auparavant, le ministre de la culture a inauguré la Cinémathèque d’Annaba, fermée depuis de nombreuses années, et qui accueillera durant le festival d’Annaba les catégories des films court-métrages et documentaire, tandis que les longs métrages seront projetés en compétition ou non au niveau du théâtre régional d’Annaba et le Palais de la culture et des arts Mohamed Boudiaf.

Durant la cérémonie d’hier, deux hommages ont été rendu particulièrement au cinéaste iranien Abbas Kiarostami, décédé en juillet dernier et à la cinéaste tunisienne Kaltoum Bornaz, présidente du premier FAFM et également décédée par suite d’un accident domestique.

L’ouverture du festival a été renforcée par la projection d’un film hors compétition « le gout de la cerise » du cinéaste iranien Abbas Kiarostami.

Durant le festival, un hommage sera rendu au cinéma iranien, avec plusieurs autres films hors compétition dont « le client » d’Ashgar Farhadi et « No Land’s song », un documentaire retraçant l’histoire de la musique en Iran.

 Il faut noter que 16 pays méditerranéen participent à ce festival avec une production de 35 films repartis en 3 catégories entre long et court métrage et documentaire. 

L’Algérie sera représentée en compétition par le film « Et maintenant ils peuvent venir » de Salem Brahimi dont le thème principal évoque les années malheureuse de la décennie noire. D’autres images seront véhiculées tout au long de ce festival dont le programme comporte aussi trois longs métrages algériens.

Il s’agit de Ouakaï karyati (Chronique de mon village) de Karim Traïdia, El lawha el mathkouba (Le tableau troué) de Djamel Azizi et A l’an youmkinikoum el madji (Maintenant, vous pouvez venir) de Salem Brahimi. Ce dernier porte sur la situation en Algérie durant les années 1990.

L’une des particularités de ce film est de voir le chanteur Amazigh Kateb dans son premier rôle au cinéma, après une apparition dans El Wahrani de Lyes Salem. Il campe le rôle de Nourredine, son parcours est rythmé par la présence des femmes de sa vie, c’est-à-dire une mère culpabilisante et une épouse rebelle, dans un contexte de violence.

Quant à Karim Traidia, il revient, lui, à l’année 1960, d’après le scénario de la cinéaste Mina Kessar. Agé de 9 ans, Bachir rêve de devenir fils de chahid (martyr), estimant pensant que « les fils de chahid allaient tout avoir à l’indépendance du pays ».

Il veut se débarrasser de son ami François, l’ennemi de son pays et de son père Sadek qui ne lui sert à rien car il les a abandonnés à leur sort, sa mère, ses frères et lui…

Les cinéastes amateurs et les cinéphiles sont conviés, eux, à un stage international de formation autour de trois ateliers distincts : scénario, image, son. Et autant que les festivaliers, ils peuvent assister aux conférences du festival. Nabil Chaoui

Un plan pour la rénovation des salles de cinéma

Le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a affirmé, ce jeudi 6 octobre à Annaba, qu’un plan ambitieux est actuellement engagé pour aménager les salles de cinéma, organiser les spectacles cinématographiques et relancer le 7e art.

Ce plan prévoit l’association du capital privé à cette opération, a souligné le ministre durant la cérémonie de réouverture de la salle de la Cinémathèque d’Annaba. Il a précisé que 80 salles de cinéma à l’échelle nationale sont à ce jour rouvertes.

Des accords seront conclus entre l’Office national pour la culture et l’information et les distributeurs de films pour permettre aux cinéphiles de suivre les films les plus récents de l’industrie cinématographique mondiale.

Le ministre de la Culture a également salué les réalisations accomplies en matière de structures de production dont « la cité cinématographique réalisée à Alger en un temps record ». La salle de la Cinémathèque est dotée d’installations de projection numérique DCP (Digital cinema package), elle compte 230 places.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter